La première Française à avoir effectué une mission spatiale naît le 13 mai 1957 au Creusot, dans la Saône-et-Loire. Titulaire du baccalauréat à l'âge de quinze ans, elle entame immédiatement des études de médecine à la faculté de Dijon. En 1981, à vingt-quatre ans, Claudie André-Deshays obtient, à la faculté de Cochin (Paris), son doctorat en médecine, ainsi qu'un certificat d'études spécialisées (C.É.S.) de biologie et de médecine du sport ; suivront, en 1982, un C.É.S. de médecine aéronautique et spatiale, en 1984 un C.É.S. de rhumatologie, en 1986 un diplôme d'études approfondies (D.E.A.) de biomécanique et physiologie du mouvement. En 1992, Claudie André-Deshays soutient une thèse de physiologie neurosensorielle. La longue durée de ses études lui vaudra le surnom de « Bac + 19 ».
Mais l'appel de l'espace était là : le 9 septembre 1985, Claudie André-Deshays avait été sélectionnée comme astronaute par le Centre national d'études spatiales (C.N.E.S.) : elle est la seule femme du groupe des sept astronautes retenus parmi un millier de postulants.
Parallèlement, Claudie André-Deshays exerce durant huit années, de 1984 à 1992, au sein de la clinique de rhumatologie et du service de réadaptation de l'hôpital Cochin. Elle travaille aussi pendant six ans, de 1985 à 1990, au laboratoire de physiologie neuro-sensorielle du C.N.R.S., à Paris, définissant et préparant notamment les expériences Physalie et Viminal, relatives à l'adaptation des systèmes moteur et sensoriels humains en ambiance de microgravité ; ces expériences seront menées en 1988 à bord de la station Mir par Jean-Loup Chrétien au cours de la mission franco-soviétique Aragatz.
En 1990, Claudie André-Deshays devient responsable des programmes de physiologie et de médecine spatiale au sein de la Division des sciences de la vie du C.N.E.S. De 1989 à 1992, elle assure la coordination scientifique de la mission franco-russe Antarès, à laquelle prend part l'astronaute français Michel Tognini pour les expériences de sciences de la vie. À cet […]
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