C'est en mars 1960 que sort le premier long-métrage personnel de Claude Sautet, Classe tous risques, un film policier adapté d'un roman de José Giovanni. Si le film rencontre un succès public mitigé, Sautet n'en est pas moins d'emblée considéré comme une « personnalité » du cinéma français. Alors que s'affrontent partisans et adversaires de la Nouvelle Vague, il n'est d'aucun clan et reçoit immédiatement les éloges de quelques « anciens », et non des moindres, tels que Jean-Pierre Melville : « Si j'ai la certitude qu'en 1965 Claude Sautet sera notre plus grand cinéaste, c'est parce qu'en dehors de son talent, je lui connais un courage tranquille. [...] Sautet, le faux taciturne, inquiet autant que sûr de lui, attend d'être inspiré pour tourner. Mais quand il tourne, il met du cœur à l'ouvrage. » Ce n'est que cinq ans plus tard, avec Les Choses de la vie, que le talent du metteur en scène éclatera aux yeux du grand public et de l'ensemble de la critique, faisant de lui, définitivement, un des « grands » du cinéma français.
Claude Sautet est né à Montrouge le 23 février 1924. En partie élevé par sa gra […]
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Bibliographie
M. Boujut, Conversations avec Claude Sautet, Actes Sud, Paris, 1997
J. Korkmaz, Le Cinéma de Claude Sautet, éd. Lherminier, Paris, 1985
G. Langlois, Claude Sautet, les choses de la vie, éd. NM7, Paris, 2002
D. Rabourdin, N. T. Binh, & R. Bezombes, Sautet par Sautet, La Martinière, Paris, 2005
« Spécial Claude Sautet », in Positif, no 485-486, juil.-août 2001.
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