3. La Société d'Arcueil
Berthollet réunit alors autour de lui, avec l'aide de Laplace, un petit nombre de jeunes gens, presque tous issus de l'École polytechnique, auxquels il offrait l'usage de son laboratoire, équipé spécialement des appareils nécessaires à leurs recherches ; ils étaient fabriqués par le célèbre Fortin.
En 1807, le groupe prit le nom de Société d'Arcueil et commença à publier des mémoires. Le premier recueil parut en 1807, le deuxième en 1809, le troisième en 1817. Parmi ses membres au nombre restreint, nous trouvons Gay-Lussac, Biot, Thénard, Malus et de Humboldt, pour ne citer que les plus célèbres, ainsi que le fils de Berthollet, Amédée. La place de cette société dans la vie scientifique française du début du xixe siècle est importante par la qualité exceptionnelle des hommes qui la formaient et le haut niveau des recherches qui s'y poursuivirent. Berthollet abandonnait peu à peu ses recherches pour étudier les grands problèmes chimiques et les nouvelles théories, atomique et électrochimique, et diffuser les travaux des autres savants, français et étrangers.
En 1809, il écrivit encore un texte important, la préface de la traduction française de la quatrième édition du Système de chimie de Thomas Thomson. C'est un exposé des connaissances chimiques acquises de 1803 à 1809 et de la position personnelle de Berthollet à leur égard. Il rédigea une Revue de son Essai de statique chimique, projetée depuis quelques années. Il mourut à Arcueil, entouré de ses fidèles amis Gay-Lussac et Biot.
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