Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Nicole BARY, Claude DAVID, Claude LECOUTEUX, Étienne MAZINGUE, Claude PORCELL
Dans le chapitre "Le demi-siècle d'or" : … guerres de la Révolution et de l'Empire – qui vont diviser les esprits et aiguiser les différences. *On va parler des « classiques » et des « romantiques » ; mais il est clair que, dans la réalité, tout est beaucoup plus mêlé : Goethe reste longtemps l'idole des romantiques, le merveilleux que Schiller introduit dans sa Pucelle (1801)… Lire la suiteÉcrit par : Alain MICHEL
Dans le chapitre "Du baroque au néo-classicisme : les métamorphoses de la grâce" : … que Juste Lipse donnait à Leyde et à Louvain à la fin du siècle précédent. Ainsi se forme le *classicisme, d'abord avec Guez de Balzac, ensuite avec Boileau. L'Art poétique (1674) est d'abord cartésien, l'apparente imitation d'Horace n'excluant pas une très grande différence d'esprit. Boileau s'attache essentiellement à critiquer la… Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Dans le chapitre "Une esthétique de la rareté" : … avec Bajazet (1672) et Mithridate (1673), plus conformes au goût du temps. *En effet, cette pièce, souvent considérée comme l'achèvement du classicisme, n'en représente qu'une des tendances : la concision extrême et ce type de simplicité ne sont pas la règle du théâtre de cette époque. Vouloir, conformément aux principes d'… Lire la suiteÉcrit par : Pierre CLARAC
*Sous le règne de Louis XIV, la bourgeoisie ne cesse de s'élever. Boileau est, dans l'ordre des lettres, le représentant le plus authentique de cette bourgeoisie. Il est issu d'une longue suite de greffiers, d'avocats et de petits officiers de finance. C'est à peine si, parmi les ascendants de sa grand-mère… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DU COLOMBIER, Henri PEYRE
… poursuivant un objet analogue (Renaissance, âge des Lumières, romantisme, symbolisme), le mot « *classicisme » défie toute précision. Il y a des classiques dans toutes les littératures ; et, dans diverses langues de l'Europe, le substantif ou l'adjectif désigne en fait de préférence les auteurs de l'Antiquité grecque et romaine. Mais le terme de… Lire la suiteÉcrit par : Jeanne FAURE-COUSIN
Dans le chapitre "Le style et le ton" : … *Que Boileau l'ait tenue pour la femme de France qui écrivait le mieux ne nous fera pas pour autant trouver sa phrase parfaite. Mais est-ce la perfection d'un langage qui tisse certain ton ? Outre un faste baroque perdu, certains déploreront des impropriétés, des redites, un abus du relatif, un vocabulaire pauvre. Mais l'habileté des faiseurs, qu'at… Lire la suiteÉcrit par : Paul BÉNICHOU
… date de la seconde partie de sa vie, et tire, plus ou moins directement, la leçon de la première. *L'aspect littéraire des Maximes, la constitution du genre, les possibilités de surprise et d'humour qu'il recèle, et l'art avec lequel La Rochefoucauld l'a rendu pour ainsi dire classique en France ont jusqu'ici moins intéressé la critique… Lire la suiteÉcrit par : Jacques GOIMARD
Dans le chapitre "L'essence du merveilleux" : … est occupée par le « grand code », la Bible, en attendant d'être envahie par la science. Chez les *classiques, la fidélité aux règles et à la raison tend asymptotiquement à rendre la surprise impossible. L'imaginaire n'est plus une voie féconde vers l'inimaginable, mais un obstacle importun sur le chemin de la pensée. Le piteux destin de l'épopée… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Dans le chapitre "Questions de définition" : … de Montaigne, dont il faudra reparler, cette famille des « moralistes français » écrit donc* la langue classique et pratique dans tous les cas la forme brève : pensées, maximes, caractères, « réflexions ou remarques ». Mais, à ne retenir même que trois auteurs, qu'ont-ils réellement en commun – sinon la qualité exceptionnelle d'un style ?… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
… *L'un des principes de base de l'esthétique classique. Le naturel « exprime la conformité de l'œuvre d'art à un modèle idéal qu'on appelle conventionnellement la nature » (R. Bray). Cette définition permet de comprendre les ambiguïtés de la notion. Quelle nature ? La nature humaine sans doute, et non la nature extérieure. Mais, écrit Pascal « on ne… Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Dans le chapitre "Le premier des classiques" : … Il s'agit de donner, par la langue, l'image d'une paix recouvrée et d'un pouvoir ferme. *Clarté, ordre, minimum d'effets : le premier classicisme est né. Dans le même temps, cet éloquent poète-rhéteur réforme la langue poétique – comme, dans ses Lettres, il réformera la prose – en la rendant « épurée », « simple », « ordonnée », et en… Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Dans le chapitre "Classicisme et modernité" : … qu'elle ignore, ou qu'elle combat en justice, elle connaît bien les détours du système matrimonial. *Elle écrit des nouvelles historiques, comme La Princesse de Montpensier (1662). Cependant, parce qu'elle est aristocrate, Mme de La Fayette, ne peut s'abaisser à signer ses œuvres de fiction moderne, ou même d'histoire. Il aurait… Lire la suiteÉcrit par : Paul BÉNICHOU
Dans le chapitre "Action et passion" : … *La tragédie classique française est une action. Elle a longuement conquis, au cours de sa formation, ce caractère avant tout dramatique. Or nous savons le rôle que joue la fatalité dans la tragédie de Racine. Mais la fatalité racinienne, qui est avant tout celle des passions, suppose une action intense. Le destin et la volonté des héros sont la… Lire la suiteÉcrit par : Henri PEYRE, Henri ZERNER
Dans le chapitre "Littérature" : … huit ans, Hugo, dans Le Conservateur littéraire, loue Chénier d'être romantique parmi les *classiques. Les deux termes dorénavant s'opposeront l'un à l'autre : Goethe revendiquera le 21 mars 1830 devant J. P. Eckermann l'honneur douteux d'avoir lancé cette opposition des deux adjectifs et appellera, d'une boutade tout aussi malheureuse,… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves POUILLOUX
… *Né en Italie d'une famille qu'il prétendait illustre et qui fut très vraisemblablement obscure, condottiere de l'épée avant de devenir « gladiateur des lettres » (Nisard), tour à tour étudiant et moine, Jules César Scaliger s'initie à la médecine, qu'il vient exercer en France : il se fixe à Agen, qu'il ne quittera pratiquement plus. Doué d'une… Lire la suiteÉcrit par : Robert PIGNARRE
Dans le chapitre "Le classicisme français" : … *Le classicisme apparaît, à sa date, comme un réveil tardif de la poussée vitale qui avait produit la comedia, la commedia dell'arte et le drame élisabéthain. Seulement, au baroque triomphant dans ces trois écoles il oppose un parti pris de stricte économie des moyens. Si cette volonté n'a pas été stérilisante, c'est principalement… Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET, Hélène KUNTZ
Dans le chapitre " La dramaturgie classique : l'espace tragique" : … histoire du théâtre a retenu l'idée que, finalement, les tenants de la théorie, qu'on nommera *« classique », ont réussi d'une part à minimiser le rôle de l'action scénique et du spectacle représentés au profit du discours et du poème déclamés, et qu'ils ont d'autre part su endiguer une liberté hybride et supposée incohérente en codifiant le… Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Dans le chapitre "Une nouvelle idée du classicisme" : … *La période dont nous parlons met en effet en question, au théâtre comme dans la critique littéraire, une certaine idée du classicisme fondée sur l'autorité des anciens, sur la nation, sur la conscience d'une apogée du Grand Siècle, bref, sur une idée scolaire. À travers tout ce mouvement, le Grand Siècle devenu simplement le xviie… Lire la suiteÉcrit par : Jean Marie GOULEMOT
Dans le chapitre "Poids de la tradition et dissidence esthétique" : … Parti esprit frondeur, il revient d'Angleterre philosophe accompli, sans renier pour autant son *attachement à l'idéal classique, comme le prouve Le Temple du goût publié en 1733, un an avant les Lettres philosophiques. Il y jette les bases du futur canon des « classiques » du Siècle de Louis XIV, tandis que les … Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
… *La règle de la vraisemblance — l'une des plus importantes et des plus générales de la doctrine classique — trouve sa source dans la Poétique d'Aristote : « Il est évident que l'œuvre du poète n'est pas de dire ce qui est arrivé, mais ce qui aurait pu arriver, ce qui était possible selon la nécessité ou la vraisemblance. » Le vrai est l'… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Dans le chapitre "Une moralité ambiguë" : … *Roland Barthes qualifiait Voltaire de « dernier des écrivains heureux ». Ce bonheur s'exprime d'abord dans un certain rapport à la littérature, caractéristique de l'Âge classique et que le Rousseau des Confessions puis le romantisme vont bientôt ruiner : un mélange de sérieux et d'ironie, d'implication personnelle et de distance amusée. Le… Lire la suite
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