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OLDENBURG CLAES (1929- )

« Drôles, touchantes et absurdes », selon Margit Rowell dans le catalogue de l'exposition Qu'est-ce que la sculpture moderne ?, « les œuvres d'Oldenburg illustrent de façon éclatante la banalité, la vulgarité et l'inconstance des valeurs sacrées de la vie américaine ». Claes Oldenburg est considéré comme l'un des principaux représentants du pop art. Né à Stockholm, Oldenburg a grandi à Chicago et a suivi l'enseignement de la prestigieuse université Yale (1946-1950). Il devient reporter au City News Bureau de Chicago et fréquente l'Art Institute de la ville ; mais, en 1956, il s'installe à New York et se lie avec des artistes — Allan Kaprow, Jim Dine et Red Grooms — qui, comme lui, contestent les limites établies entre l'« art » et la « vie ». Il participe alors aux premiers happenings, au cours desquels il construit des environnements faits de détritus (The Street, 1959) ; mieux encore, il loue un magasin dans lequel il recrée le monde des objets de consommation — fast-food ou vêtements — à l'aide de plâtre, de mousseline et de ficelle qu'il éclabousse de taches de couleur (The Store, 1960 : trois œuvres de cet ensemble appartiennent à la collection du Musée national d'art moderne, à Paris). Puis Oldenburg fabrique des reproductions géantes d'objets usuels, utilisant des matériaux synthétiques comme le vinyle et rendant mous, déformables, modifiables les outils ou éléments d'ameublement qui sont en réalité rigides (Lavabo mou, 1965, musée Boymans van Beuningen, Rotterdam ; Ghost Drum Set, 1972, Musée national d'art moderne, Paris). L'exposition Multiples 1964-1990 présente, de 1992 à 1993 à Munich, à Vienne, puis à La Roche-sur-Yon et Saint-Étienne, un grand choix de ces objets mi-réels, mi-imaginaires. À la fin des années 1960, Oldenburg projette, puis fait réaliser des sculptures monumentales en métal, qui sont les reproductions d'articles de grande consommation portées à l'échelle de la ville. Depuis 1976, il se consacre, avec sa femme, Coosje van Bruggen, à ce travail de commande publique (Rouge à lèvres, 1974, Yale University ; Épingle de nourrice, 1976, Ville de Philadelphie ; Batte de base-ball, 1977, Ville de Chicago ; Pont-cuillère et cerise, 1985-1988, Walker Art Center, Minneapolis ; Bicyclette ensevelie, 1990, La Villette, Paris ; Col de chemise retourné et cravate, 1994, Ville de Francfort-sur-le-Main). En 1986, parallèlement à la biennale de Venise, il avait présenté une performance liée à la reproduction gigantesque d'un couteau suisse, Il Corso del cotello. En 2002, le Whitney Museum of American Art, New York, a présenté une grande exposition consacrée aux dessins de Claes Oldenburg pour la période 1959-1977.

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HAPPENING

Écrit par :  François PLUCHART

Dans le chapitre "De la peinture à la mise en scène"  : …  happenings ou y ont plus ou moins durablement participé. Mais, à côté d'artistes tels que Jim Dine, *Claes Oldenburg, George Segal ou Roy Lichtenstein, certains créateurs ont demandé au happening d'être le support quasi exclusif de leur activité artistique. Outre Allan Kaprow, les plus représentatifs d'entre eux sont Robert Whitman, Red Grooms,… Lire la suite
MUSÉES PERSONNELS

Écrit par :  Gilbert LASCAULT

…  veulent constituer par rapport à eux une sorte de prise de distance ; elles se mettent « à côté ». *Par exemple, à la Documenta 5 (1972), Claes Oldenburg a exposé son Musée-Souris (Mouse Museum) : musée en forme de tête de souris, musée où les innombrables et minuscules objets sont à l'échelle des muridés, musée enfin qui semble offrir l'… Lire la suite
NON-ART

Écrit par :  Gilbert LASCAULT

Dans le chapitre "Aberrant catalogue d'un musée contradictoire"  : …  de « la merde d'artiste » : dérision du respect qui entoure tout ce que « fait » un créateur. *Claes Oldenburg annonce comme « sculpture en négatif » un trou qu'il fait creuser, puis remplir, à New York. Certains s'attaquent à la toile, la perforent, lui imposent des formes inaccoutumées, la remplacent par des affiches lacérées. En déformant… Lire la suite
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Dans le chapitre "Le pop art américain"  : …  mais aussi d'une plus grande interaction avec le public que nombre d'artistes pop – Jim Dine, *Claes Oldenburg, Robert Rauschenberg, Red Grooms – furent à l'origine du happening. On comprend que le néo-dadaïsme puis le pop aient pu représenter la déchéance de l'art, une certaine forme de facilité illusionniste réactionnaire et la collusion… Lire la suite
SCULPTURE - L'espace sculptural

Écrit par :  Henri VAN LIER

Dans le chapitre "Surface et profondeur"  : …  au-dedans du volume. Chez Gabo, les fils de Nylon tendent le vide, devenu le véritable plein. Chez *Oldenburg, la dépression crée un mixage de vide et de plein, celui du chocolat glacé, dressé et fondant, comme une ville moderne. D'autres solutions définissent d'autres cultures, telle la stratification mexicaine réduisant le vide à la jointure… Lire la suite
SCULPTURE CONTEMPORAINE

Écrit par :  Dominique BOZOPaul-Louis RINUY

Dans le chapitre "La tradition réaliste"  : …  À cette figuration allusive, métaphorique ou déformée, on peut opposer l'œuvre de Claes *Oldenburg, Américain d'origine chinoise (1929), puisqu'elle se situe essentiellement, par son humour, sa dérision, son côté délibérément « objet » plutôt que « sculpture », dans la lignée des ready made de Duchamp ; à cela près qu'ici les objets sont… Lire la suite

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