Quelques années après avoir établi sa capitale à Nankin, la dynastie des Ming (1368-1644) s'est fixée à Pékin en 1409. La construction du palais impérial avait été entreprise dès 1406. Divers remaniements ou reconstructions, auxquels s'est ajoutée la construction de plusieurs pavillons au cours des xviie et xviiie siècles, n'ont pas vraiment modifié l'agencement d'ensemble de la Cité interdite. Celle-ci est protégée par une enceinte rectangulaire : de hauts murs de 960 mètres de longueur dans le sens sud-nord et de 750 mètres de longueur dans le sens est-ouest. Une porte monumentale est percée dans chaque côté. Dans l'axe principal et selon une rigoureuse symétrie se succèdent, à l'intérieur de l'enceinte, plusieurs cours flanquées de pavillons, en partant des bâtiments officiels au sud vers les palais d'habitation de l'empereur au nord. Cet ensemble, entouré par un fossé rempli d'eau, était lui-même précédé par une série de trois portes séparant des espaces fermés, Qianmen, Tian'anmen et Duanmen. Au nord de la Cité interdite se trouve la colline de Charbon qui devait avoir aussi une fonction géomantique, celle de protéger le palais des influences néfastes du nord.
Photographie
Cité interdite, Pékin, Chine Vue sur les toitures vernissées des bâtiments officiels et des nombreux pavillons de la Cité interdite. L'ordonnancement régulier et symétrique de l'ensemble forme un immense rectangle ceint d'une muraille. XVe-XVIIIe siècle.
Crédits: Erich Lessing/ AKG Consulter
Alain THOTE
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