1. Cirque et équitation
• Des origines aux Franconi
Le cirque tel que nous le connaissons aujourd'hui n'est comparable que dans sa forme aux cirques et aux hippodromes anciens. Si les artistes de l'adresse, de la force et de l'agilité qui en font l'agrément ont eu de lointains prédécesseurs, c'est au xixe siècle seulement que les troupes d'acrobates nomades occupent une place qu'ils défendent avec succès dans les manèges et les amphithéâtres envahis depuis le siècle précédent par des compagnies équestres.
On suppose qu'il y avait déjà des cirques en Égypte, bien qu'on ne relève comme preuve de cette possibilité que des jongleurs, des équilibristes et des acrobates à cheval qui figurent sur les documents – poteries, sculptures, peintures – parvenus jusqu'à nous. Il est probable que, sans avoir construit d'édifices qui puissent se comparer aux cirques-hippodromes romains, les artistes grecs de la force et de l'agilité se sont produits autant sur les places publiques que dans les stades, comme celui d'Olympie, plus particulièrement réservés aux athlètes et aux évolutions équestres.
Rome posséda plusieurs cirques : cirque de Flore, de Maximus, de Flaminius, que nous appellerions des hippodromes. Il existait dans tout l'Empire des amphithéâtres, tel le Colisée, réservés aux mimes, aux combats des gladiateurs, aux dompteurs de bêtes sauvages et aux dresseurs d'animaux domestiques. Mais, sauf à Byzance, il ne restait plus, après la chute du monde antique, aucun hippodrome au Moyen Âge européen.
Disparu pendant des siècles, oublié, le cirque ressuscite d'abord sous le nom de « manège », quand l'art équestre d'origine aristocratique et d'esprit militaire gagne au xviiie siècle la bourgeoisie arrivée au pouvoir. L'amélioration des races chevalines, rendue nécessaire par la multiplication des routes et des transactions, requiert l'attention des pouvoirs publics. Il faut sélectionner des chevaux de trait pour le charroi, des chevaux de fond pour la poste, des chevaux de selle pour l'armée. C'est l'époque où le comte Brancas de Lauraguais achète en Angleterre des chevaux de course et tente, de concert avec les frères du roi, d'accli […]
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