5. Pharmacologie de l'appareil circulatoire
La pharmacologie du système cardio-vasculaire concerne surtout les médicaments à action prédominante sur le cœur et les vaisseaux. Comme le système cardio-vasculaire est sous l'influence constante du système neurovégétatif, les drogues perturbant celui-ci ont un intérêt considérable.
Pendant longtemps, des limitations techniques ne permirent de mesurer que la pression artérielle moyenne. La pharmacologie moderne, en employant les techniques physiologiques récentes, peut apprécier en outre les variations du débit cardiaque, des débits sanguins dans les différents territoires vasculaires et les modifications de performance du myocarde. De toutes ces données ressort une notion fondamentale : le système cardio-vasculaire forme un tout et toute variation imposée à l'un des éléments retentit sur les autres par le jeu de l'hémodynamique et, éventuellement, par la mise en œuvre des mécanismes réflexes assurant le contrôle et la régulation de la circulation.
Le sang, propulsé par la contraction cardiaque, est distribué aux tissus par des vaisseaux artériels dont le calibre peut varier de manière passive ou active (vasomotricité). L'activité du cœur et celles des vaisseaux obéissent à un contrôle nerveux réflexe qui dépend des centres nerveux cardio-vasculaires du bulbe et des voies afférentes et efférentes qui s'y rattachent. Les premières de ces voies apportent aux centres les messages sensitifs. Ils sont émis par des dispositifs sensibles à la composition (chémorécepteurs) ou à la pression du sang (barorécepteurs). Les secondes, appartenant soit au système sympathique, soit au système parasympathique sont toujours constituées par deux neurones successifs ; les voies efférentes comportent donc des relais ganglionnaires. Elles se terminent sur les effecteurs musculaires constitués par le myocarde et les fibres lisses des artérioles du système cardio-vasculaire.
• Les substances vasoconstrictrices
Ces substances peuvent agir sur différents éléments anatomiques : les vaisseaux eux-mêmes, les ganglions sympathiques, les chémorécepteurs sino-carotidiens et cardio-aortiques, les centres n […]
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