La vie de ce fils de Hans Ier de Danemark et de Christine de Saxe commence comme un conte de Perrault, mais se poursuit et s'achève comme un drame de Shakespeare. Désigné comme héritier présomptif par les trois royaumes scandinaves, ce prince intelligent mais instable, alors vice-roi de Norvège, s'éprend dans un bal à Bergen d'une jeune bourgeoise (Dyveke) dont il fait sa maîtresse et dont la mère demeurera parmi ses plus proches conseillers. Roi en 1513 après avoir dû concéder au rigsråd une charte humiliante, il ne tardera pas à se débarrasser de cette tutelle gênante. Décidé à renforcer le pouvoir royal aux dépens des nobles qu'il hait et qu'il accuse d'être responsables de la mort de Dyveke (1517), il s'engage brutalement, avec l'aide du bourgmestre de Malmö, Hans Mikkelsen, dans une politique de réformes, rassemblées dans deux codes, l'un urbain ou bylov, l'autre rural ou landlov, qui préfigurent l'action de Frédéric III : attribution de privilèges commerciaux aux bourgeois, garantie de la liberté aux paysans, encouragements à l'enseignement, réorganisation de l'Église sous le contrôle du monarque. Il est moins bien inspiré à l'égard de […]
