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CHOUANNERIE

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Georges Cadoudal

Entre 1794 et 1800, le mot chouannerie désigne une série d'insurrections et de mouvements contre-révolutionnaires qui affectent l'ouest de la France. L'origine de ces chouanneries – on peut en parler au pluriel – est le mécontentement des ruraux devant les mesures politiques et religieuses de la Révolution française prises après 1791. Des communautés rurales refusent, dès 1791-1792, la création de l'Église constitutionnelle et la vente des biens de l'Église, et se montrent jalouses de leur indépendance vis-à-vis des administrateurs des districts et des départements. Ce mouvement débouche en Bretagne sur de véritables insurrections locales, dans le Finistère, dans le Morbihan, en Loire-Inférieure, entraînant parfois morts d'hommes. Il rejoint, sans préméditation, le courant ouvertement contre-révolutionnaire animé essentiellement par le chevalier de La Rouérie, qui a organisé les nobles de tout l'Ouest et qui a été responsable des incidents graves qui se sont produits en août 1792, avec la participation de groupes de ruraux. C'est notamment le cas à Saint-Ouen-des-Toits, en Mayenne, où se distingue alors la petite bande armée d'un contrebandier, un temps poursuivi par la justice royale et passé depuis la Révolution dans l'opposition antirévolutionnaire. Ce contrebandier, Jean Cottereau, surnommé Jean Chouan, sans doute parce qu'il utilise le cri du chat-huant comme signe de ralliement de sa bande, va donner son surnom à l'ensemble des insurrections.

1.  Du mécontentement à la Contre-Révolution

Celles-ci éclatent vraiment en février-mars 1793, en réponse à la levée des 300 000 hommes décidée par la Convention, à l'image et en même temps que les révoltes qui débouchent dans la « guerre de Vendée » ; mais le succès au nord de la Loire est éphémère et les troupes républicaines reprennent rapidement le contrôle de toute la région, écrasant les émeutiers dans le Léon et sur la rive droite de la Loire – alors que la rive gauche échappe à la République. La présence de fortes garnisons et l'efficacité des généraux répu […]

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CADOUDAL GEORGES (1771-1804)

Écrit par :  Jean-Clément MARTIN

… *Georges Cadoudal est une figure de la chouannerie, à laquelle il a donné une image d'intransigeance et de forte conviction religieuse, finalement consacrée par l'exécution, en place publique, pour complot contre le Premier consul. L'itinéraire politique de ce chouan emblématique s'est bâti contre la Révolution, dans l'Ouest, où les conflits autour… Lire la suite
CONTRE-RÉVOLUTION

Écrit par :  Jean TULARD

Dans le chapitre "Les insurrections armées"  : …  n'en fut pas de même des insurrections qui secouèrent l'ouest et le midi de la France, puis Paris. *Au soulèvement de l'Ouest on assigne diverses raisons. L'origine religieuse est difficilement contestable. Le refus de la Constitution civile du clergé (sorte de réorganisation laïque de l'Église) par un nombre élevé de prêtres de Normandie et de… Lire la suite
COTTEREAU JEAN, dit JEAN CHOUAN (1757-1794)

Écrit par :  Jean DÉRENS

… *Héros de la chouannerie, Jean Cottereau avait hérité son surnom de son père Pierre, sabotier et probablement faux saunier, se servant du cri de la chouette pour se faire reconnaître de ses complices. Il pratiquait le faux saunage avec ses frères François et René. En 1780, il fut poursuivi pour avoir d'abord rossé un nommé Marchois qu'il soupçonnait… Lire la suite
PUISAYE JOSEPH comte de (1755-1827)

Écrit par :  Jean-Clément MARTIN

…  battu à la tête des armées fédéralistes dans un médiocre affrontement à Pacy-sur-Eure (août 1793).* À partir de ce moment, il rejoint la chouannerie qu'il fédère presque entièrement durant l'hiver de 1793, au terme de chevauchées aventureuses ; l'opération réussissant, il finit par se proclamer le chef de la chouannerie. Il gagne ensuite l'… Lire la suite
RÉVOLUTION FRANÇAISE

Écrit par :  Jean-Clément MARTINMarc THIVOLET

Dans le chapitre "La lutte entre les factions (automne de 1793-printemps de 1794)"  : …  aide des Anglais ; des groupes continuent de parcourir la région située au sud de la Loire ; enfin, *les bandes rurales de Mayenne et de Bretagne, qui vont bientôt être désignées sous le nom générique de « chouans », s'enhardissent et commencent à harceler les troupes républicaines. En outre, un ancien chef fédéraliste, Joseph de Puisaye, qui avait… Lire la suite
VENDÉE GUERRES DE

Écrit par :  Jean-Clément MARTIN

Dans le chapitre "L'échec de la Vendée et sa répression"  : …  la Virée de Galerne, plusieurs dizaines de milliers de Vendéens (dont des femmes et des enfants),* rejoints par les chouans, traversent le Maine et la Bretagne, jusqu'à Granville, pour joindre les Anglais. Ne pouvant entrer dans Granville, ils rebroussent chemin dans une série de batailles très meurtrières, plusieurs milliers d'entre eux étant… Lire la suite

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