4. Fabrication industrielle
On se limitera à indiquer le principe de sa préparation la plus importante : l'électrolyse de solutions aqueuses de chlorure de sodium, ou de potassium, et à décrire deux modes de réalisation.
Lors de l'électrolyse d'une solution de chlorure de sodium, tout se passe comme s'il se formait du chlore à l'anode et du sodium à la cathode, lequel en présence d'eau donne de l'hydrogène et de la soude. En l'absence de précautions spéciales, la soude et le chlore risquent de donner lieu, par suite de réactions secondaires, à la formation d'hypochlorite et de chlorate. Pour éviter ces réactions, on a recours à deux procédés : le procédé au diaphragme ou aux membranes et le procédé à cathode de mercure, dont les réactions peuvent être schématisées ainsi :
– procédé au diaphragme

– procédé à cathode de mercure

• Procédé au diaphragme
Une couche d'amiante, parfois additionné d'une charge (sulfate de baryum, par exemple), montée sur une toile métallique ou une tôle perforée formant cathode, isole celle-ci de l'anode en s'opposant à la diffusion de la soude vers cette dernière : ce diaphragme, perméable aux ions, augmente cependant la résistance du bain et cela d'autant plus qu'il devient moins poreux par suite de la précipitation de chaux et de magnésie, consécutive à une purification incomplète des saumures.
Aux divers types de cellules classiques à diaphragme filtrant vertical, on a de plus en plus substitué les cellules Hooker, employées aux États-Unis depuis 1919 et introduites en France en 1945. Elles ne présentent pas l'inconvénient majeur inhérent à la plupart de ces appareils : un montage long et délicat.
La cellule Hooker de type S3, qui a 1,5 m de largeur et 1,2 m de hauteur, comprend trois parties indépendantes : le fond portant les a […]
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