Appartenant à une famille princière souveraine médiatisée, Hohenlohe-Schillingsfürst, après des études de droit, se destine à la carrière diplomatique au service de la Prusse. Une convention successorale avec son frère aîné lui attribue le majorat bavarois de Schillingsfürst et fait de lui un membre héréditaire de la Chambre haute bavaroise (Reichsräte) en 1844. Tenant d'une politique orientée vers l'unification de l'Allemagne sous direction prussienne, après Sadowa (1866), il accède, en qualité de chef de file de l'opposition à l'alliance autrichienne, au poste de Premier ministre bavarois. Sa politique est celle de l'alliance avec la Prusse, mais il essaie d'assurer à la Bavière une place à part dans la nouvelle Allemagne. À l'intérieur, il lutte contre les particularistes et les catholiques. Il est contraint à la démission au début de 1870. Élu député au Reichstag en 1871, il soutient la politique de Bismarck. En 1874, il succède à Arnim, favorable au principe monarchique en France, comme ambassadeur à Paris. Sur les instructions de Bismarck, Hohenlohe encourage la mise en place du régime républicain. En 1885, il est appelé à prendre la succession du maréchal von Man […]
