Appelée parfois Chittagrām, la ville de Chittagong est le principal port du Bangladesh sur l'océan Indien, situé juste au nord du Karnapuli.
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Bangladesh Carte politique du Bangladesh
Crédits: 2005 Encyclopædia Universalis France S.A. Consulter
Chittagong était déjà connue des navigateurs arabes. Conquise par les musulmans au xive siècle, elle fut prise par les Arakanais au xve siècle. En 1666, le gouverneur moghol du Bengale, qui occupa la province, rebaptisa la ville Islāmābād. Chittagong fut cédée à la Compagnie anglaise des Indes orientales en 1760. Les voyageurs portugais et vénitiens la nommèrent Porto Grande et la décrivirent comme la plus riche cité du royaume du Bengale.
L'agglomération urbaine est un important centre de communications (routes, voies ferrées, liaisons aériennes) relié à Dhaka, à Cox's Bāzār, à Calcutta et à Rangoon.
Elle est la deuxième ville du Bangladesh (2,2 millions d'habitants lors du recensement de 2001) par son importance industrielle, et ses usines (filatures de coton et de jute, constructions mécaniques) s'étendent du nord au nord-est. Le splendide port naturel de Chittagong, pourvu de nombreux bassins et jetées, a pris une grande extension depuis 1947, lorsqu'elle a accueilli beaucoup d'entreprises commerciales qui quittaient Calcutta. Chittagong exporte la plupart du thé et du jute que produit le Bangladesh. De fait, en 2006, elle exportait 92 p. 100 du commerce maritime national. Entendant prendre sa part de la multiplication des échanges induite par la globalisation, le port s’est engagé dans une politique de développement soutenue, qui s’est déjà traduite, en 2006-2007, par l’ouverture d’un nouveau terminal pour containers. En parallèle, les infrastructures routières et ferroviaires font l’objet de rénovations afin de répondre à l’accroissement du trafic vers l’intérieur. Le contraste n’en est que plus saisissant entre cette zone économique en plein devenir et les cimetières à bateaux situés à quelques centaines de mètres, où viennent s’échouer les paquebots et autres navires, parfois pleins d’amiante, avant dépeçage.
La ville possède plusieurs hôpitaux, un musée ethnologique, une faculté de médecine, un institut technologique et une université (1966). Aux environs on trouve un collège militaire (Faujdarhat) et une académie de marine marchande.
Marie GUILLET
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