2. La tâche du spécialiste
• La consultation : une clef de voûte
On peut se dire que si les patients consultent un chirurgien, c'est parce qu'ils ne se plaisent pas, qu'ils en souffrent et qu'ils veulent se faire opérer pour se sentir mieux dans leur peau. Mais ce n'est pas aussi simple. Certains présentent des défauts objectivement minimes voire pas de défaut du tout. D'autre veulent se faire opérer pour des raisons qui ne semblent pas les concerner directement, enfin certains pensent qu'une intervention changera la totalité de leur existence.
En d'autres termes, tous ne sont pas d'évidents candidats à la chirurgie esthétique et une certaine dose de prudence est nécessaire avant de s'engager dans une intervention de transformation quelle qu'elle soit. Et là, bien entendu, beaucoup dépend de celui qui reçoit la « confession », en l'occurrence le chirurgien. Il doit savoir « faire parler » le patient pour révéler les non-dits. La plupart des patients expriment cependant des demandes cohérentes et entreprennent de réaliser ce désir de transformation souvent quand l'image qu'il donne d'eux-mêmes ne correspond pas à ce qu'ils ressentent profondément.
Quatre questions essentielles se posent au praticien pour déterminer si une intervention aboutira à la satisfaction du patient : Le défaut existe-t-il ? Le retentissement de ce défaut sur la psychologie du patient est-il compréhensible ? Existe-t-il un moyen chirurgical sûr et efficace pour le corriger ? Une fois ce défaut corrigé correctement, est-ce que le patient en tirera tout le bénéfice psychologique ? Les réponses à ces questions sont déterminantes pour la réussite du projet. Dans tous les cas, l'information sera délivrée en totalité pour que le patient comprenne parfaitement la stratégie, les risques et le résultat. Il pourra ainsi accepter l'intervention ou renoncer.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 8 pages…



