2. Vie économique
En 1990, le président Aylwin hérite d'une économie parmi les plus saines d'Amérique latine, avec une croissance ininterrompue les six dernières années, mais une situation dégradée dans le domaine des prix. La dette extérieure ne se chiffre plus qu'à 16,4 milliards de dollars. La restauration de la démocratie entraîne un rattrapage des investissements sociaux. Mais le renchérissement du prix du pétrole détériore la situation. Le taux d'inflation remonte.
En 1991, l'économie se renforce. Elle bénéficie notamment d'une reprise des investissements et de la consommation.
En 1992, la croissance de l'économie chilienne se poursuit, accompagnée d'une réduction de l'inflation. Le taux de chômage est ramené à 5 p. 100, son niveau le plus bas depuis vingt ans. L'épargne nationale a pris le relais des capitaux étrangers pour financer l'essentiel des investissements.
En 1993, la baisse des termes de l'échange, qui affecte notamment le cuivre, provoque un ralentissement de l'expansion économique du Chili, qui consolide toutefois sa réputation de « dragon » de l'Amérique latine. Le gouvernement de Patricio Aylwin poursuit la politique de rigueur budgétaire. Eduardo Frei s'engage à lutter contre la pauvreté, qui affectait 32,7 p. 100 de la population en 1992.
En 1994, l'amélioration enregistrée dans la lutte contre l'inflation, qui s'accompagne d'un affaiblissement du taux de croissance et d'une montée du chômage, conduit le gouvernement à modérer sa politique de rigueur économique.
Le 11 juillet, des milliers de personnes participent, à Santiago, à la première manifestation de masse depuis le retour de la démocratie, afin de protester contre les licenciements arbitraires et le non-respect du droit de grève.
Le 29 août, le gouvernement présente un plan social sur six ans qui vise à lutter contre la pauvreté qui affecte encore 1 million de personnes sur une population de 13 millions.
Le 11 octobre, la banque centrale réduit ses taux d' […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 6 pages…



