Fils de Chiang Kai-chek (Tchiang Kai-chek) qui l'envoie, adolescent, suivre les cours de l'université Sun Yat-sen à Moscou, Chiang Ching-kuo (Jiang Jingguo) ne regagne la Chine qu'en 1937, soit dix ans après la rupture intervenue entre son père et Moscou. En Union soviétique, le jeune Chiang est entré au Parti communiste, a travaillé comme cadre administratif dans une usine de l'Oural et s'est marié avec une Soviétique ; on le dit alors « récupéré » par les Russes et reniant son père qu'il qualifie de contre-révolutionnaire. En 1940, deux ans après son retour en Chine, Chiang se voit malgré cela confier par son père des fonctions de commissaire administratif dans le Jiangxi, puis de commissaire économique à Shanghai, en 1948. L'année suivante et jusqu'à 1952, Chiang Kai-chek lui confie l'organisation du Guomindang à Taiwan ; à partir de 1950 également, il dirige le département de politique générale au ministère de la Défense et établit un réseau de commissaires dans l'armée ; empruntant encore au modèle soviétique, il crée le Mouvement des jeunesses de Chine, à l'instar du komsomol. En 1957, pour mieux contrôler l'armée (il a déjà la police secrète), Chiang établit un organisme […]
