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CHÉTOGNATHES

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3.  Écologie

À l'exception des Spadelles, qui adhèrent, au moins temporairement, aux végétaux de la zone littorale, les Chétognathes sont des animaux pélagiques que l'on récolte au filet à plancton. Ils vivent souvent en peuplements denses ou essaims, dans toutes les mers, sous toutes les latitudes, à toutes les profondeurs (on en a recueilli par 5 000 m dans la fosse des Kouriles et il n'est pas impossible qu'ils pénètrent dans la zone hadale, au-delà de 6 000 m). Certains sont ubiquistes, grâce à une tolérance accentuée aux variations de conditions de milieu. D'autres espèces ont un habitat défini et certaines formes, en raison de leurs exigences écologiques, sont susceptibles de signaler par leur présence le développement de masses d'eau, ou formations hydrologiques, à caractéristiques déterminées (Chétognathes indicateurs).

Sur le plan écologique, on distingue ainsi les formes des eaux froides, des eaux chaudes, des eaux salées ou plus ou moins diluées.

Certains Chétognathes sont néritiques et peuplent les eaux qui recouvrent la plate-forme continentale ; d'autres vivent au large et ne franchissent la limite du plateau continental qu'à la faveur de courants les portant à la côte ; ils permettent d'ailleurs de déceler l'existence de ces courants.

Leur répartition bathymétrique est variée. En effet, certains Chétognathes se tiennent en surface ou, au plus, dans les couches subsuperficielles (entre 0 et 200 m) ; d'autres occupent les profondeurs moyennes (200-500 m) et un nombre plus restreint habite les grandes profondeurs (800-1 000 m et au-delà). Cependant, les Chétognathes vivant en profondeur ne restent pas cantonnés à des niveaux stricts. Sous des influences encore mal connues, certains d'entre eux, les jeunes surtout, remontent la nuit vers la surface. Ainsi s'établit entre surface et profondeur un courant migrateur périodique qui a reçu le nom de « rythme nycthéméral » ou « rythme circadien ».

Quant à leur répartition géographique, elle n'est pas encore parfaitement connue ; mais divers essais biogéographiques ont été tentés. Il semble exister des formes typiquement indo-pacifiques, notamment dans les eaux néritiques et quelques formes endémiques des eaux antarctiques. Une meilleure connaissance des peuplements réduit cependant peu à peu les différences d'un océan à l'autre. Les grands courants marins jouent un rôle de premier plan dans cette répartition : le courant atlantique, par exemple, qui amène en Méditerranée plusieurs formes du proche Océan, ou le courant des Aiguilles qui transporte certaines espèces de l'océan Indien dans l'Atlantique du Sud.

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« CHÉTOGNATHES » est également traité dans :

OCÉAN ET MERS (Vie marine) - Vie pélagique

Écrit par :  Lucien LAUBIERJean-Marie PÉRÈS

Dans le chapitre "Composition"  : …  est difficile à faire entre les formes planctoniques et les formes nectoniques. L'embranchement des *chétognathes, bien qu'il ne compte que quelques dizaines d'espèces, possède un ensemble de caractères originaux ; tout d'abord, à une ou deux exceptions près, il ne compte que des espèces planctoniques ; ensuite, ces vers aberrants, au corps… Lire la suite

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Sagitta bipuncata

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