Né le 14 février 1869 à Glencorse, près d'Édimbourg (Écosse), dans une famille de fermiers, Charles Thomson Rees Wilson devint orphelin à l'âge de quatre ans. Il fit ses études à Manchester grâce à la générosité d'un demi-frère qui avait fait fortune à Calcutta. Il se destinait à la médecine. Cependant, admis en 1888 à l'université de Cambridge, il opta pour les sciences physiques.
Dès 1895, Wilson mit au point une chambre humide à condensation (ou chambre à brouillard) qui imitait le phénomène naturel qu'il avait admiré du haut des montagnes écossaises : des anneaux colorés entourant des ombres dans les nuages traversés par des rayons lumineux. La condensation de gouttelettes qu'il observa en 1896 lorsqu'il exposa sa chambre primitive à un faisceau de rayons X démontra que l'on peut détecter les ions présents dans les gaz. Météorologue à l'Observatoire de physique solaire de Cambridge, il y étudia l'électricité atmosphérique. De 1900 à sa retraite, il occupa divers postes de professeur et de chercheur à Cambridge.
En 1911, Wilson fut le premier à photographier la trace des rayonnements α et β. Les progrès qu'il fit accomplir à sa chambre amenèrent celle-ci à une sorte de perfection en 1923 ; elle fut alors abondamment utilisée par les physiciens : Patrick Blackett à Cambridge, Irène Curie à Paris, Arthur Compton, Carl Anderson, John Cockroft, Ernest Walton..., pour ne citer que quelques autres lauréats du prix Nobel. Ernest Rutherford qualifia la chambre de Wilson d'« instrument le plus original et merveilleux de l'histoire de la physique ». C'est pour cette invention que Wilson reçut le prix Nobel de physique en 1927, conjointement à l'Américain Arthur Compton.
Wilson est mort le 15 novembre 1959, dans le village de Carlops (Écosse), proche de son lieu de naissance.
Bernard PIRE
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