Né en Normandie d'une famille normande, mais d'une origine lointaine portugaise ou hongroise (ou peut-être les deux...). Homme d'affaires comme ses ancêtres, Charles Henri Havas semble tout d'abord réussir assez mal dans ce domaine.
C'est en végétant comme traducteur de presse qu'il trouvera sa voie. Cette fonction de traducteur de journal prend de plus en plus d'importance dans une presse française qui, bien plus que l'anglaise, demeure une presse d'opinion, mais que la curiosité du public et les besoins des milieux du commerce et de l'industrie naissante contraignent à accorder plus de place aux nouvelles de l'étranger. Havas ouvre donc, en 1825, un Bureau qui fournit aux journaux des informations reprises et traduites de la presse étrangère et sert à des abonnés ce qu'on appellerait aujourd'hui un bulletin confidentiel très riche. Après dix ans d'efforts, la réussite est assurée ; Havas absorbe même des bulletins concurrents, telle la Correspondance Garnier. Lorsqu'il se met à expédier des nouvelles françaises vers l'étranger, le Bureau devient l'Agence Havas et acquiert certaines correspondances étrangères installées à Paris, telle la Correspondance allema […]
