Écrivain breton, né et mort à Dinan, très récemment sorti de l'oubli parce qu'on a pu voir dans son Commentaire sur la Grammaire générale et raisonnée de Port-Royal (publié en édition posthume) une des sources principales de l'Essai sur l'origine des langues de J.-J. Rousseau (cf. J. Derrida, De la grammatologie, Paris, 1965), Duclos a surtout été connu de son temps comme romancier et comme historien. Venu à Paris pour ses études, car il se destine au barreau, il se signale assez vite par son ardeur au plaisir et fréquente la société des beaux esprits, discutant littérature dans un petit groupe qui fréquente le café Procope : Piron, Maurepas, Voisenon, Crébillon fils, Collé... Il publie alors deux romans dans le genre libertin : l'Histoire de Madame de Luz (1741) et Les Confessions du comte de *** (1742). Ses contemporains purent y reconnaître certains portraits ; notamment celui de Mme de Tencin, sous le nom à peine déguisé de Mme de Tonins, dans Les Confessions du comte de ***. Duclos fait alors une peinture très satirique des salons : « Je m'aperçus que chaque société et surtout celles de bel esprit c […]
