Le terme de « chapelle » entre dans la définition d'une série de notions, d'institutions et de fonctions musicales. La longue évolution du mot lui-même, l'évolution surtout des idées, celles de la musique et du cadre social font de cet ensemble un tissu de contradictions et d'incohérences, dans lequel il n'est pas aisé de mettre un peu d'ordre. Les choses se clarifient cependant si l'on suit le fil historique.
Le mot lui-même tire son origine de la chape (manteau) de saint Martin, conservé selon la tradition dans l'oratoire privé des rois de France. De cette origine, il tient sa caractéristique de lieu de culte privé, attaché à une institution (chapelle d'un château, chapelle d'un couvent) par opposition à l'église (ecclesia, lieu de l'assemblée), à la cathédrale (siège de l'évêque), et ainsi de suite. Par extension, le mot « chapelle » s'est appliqué, dans le milieu des fonctionnaires, des officiers et des domestiques d'un château, à ceux qui sont attachés au service de la chapelle (« chapelain », prêtres, serviteurs laïcs), et particulièrement aux chantres.
La chapelle royale remonte, en France, aux origines de la royauté franque : Clovis a déjà d […]
