3. Systématique
La systématique, très compliquée, est basée sur la structure du scolex qui permet de distinguer huit ordres, et sur l'anatomie interne d'après laquelle on reconnaît une quarantaine de familles avec plus de trois cents genres et de très nombreuses espèces.
En présence d'organismes aussi spécialisés du point de vue morphologique et physiologique, il n'est pas facile de découvrir leurs éventuelles affinités taxonomiques. Par l'absence de cavité du corps – remplacée par du parenchyme – et par la présence de protonéphridies, les Cestodes se rattachent aux Plathelminthes. Cependant, au sein de ce vaste embranchement comprenant à la fois des espèces libres et des espèces parasites, on ne peut entrevoir de groupe particulier qui ait pu donner naissance aux Cestodes. Il y a en effet tout lieu de penser que les Cestodes ont déjà été des parasites à l'époque où les Vertébrés, leurs hôtes, se différenciaient en classes et en ordres. Par l'absence d'intestin, par la croissance continue et les particularités de leurs larves et de leurs cycles évolutifs, les Cestodes occupent une situation isolée qui leur vaut d'être reconnus comme une classe indépendante parmi les Plathelminthes.
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