6. Le syndrome cérébelleux
Les symptômes qui accompagnent l'atteinte du cervelet chez l'Homme ont été mis en évidence dès la fin du xixe siècle. Les travaux de J. Babinski, G. Holmes et A. Thomas ont contribué plus que tous autres à en définir les signes.
L'atteinte du cervelet se manifeste par des troubles de l'équilibre, du tonus et des mouvements qui se traduisent par une incoordination motrice ou ataxie.
Dans le syndrome paléo-cérébelleux, les troubles de l'équilibre et de la marche prédominent. Lorsque le sujet est debout, il vacille ; en cas d'atteinte unilatérale, il tend à tomber du côté lésé. La marche est « ébrieuse » et le malade tend à élargir la base de sustentation. Ces troubles ne sont pas aggravés par la fermeture des yeux, contrairement à ce qui se passe en cas d'atteinte des labyrinthes. Babinski avait insisté sur l'asynergie, qui consiste en un manque de coordination entre mouvements du tronc et des membres inférieurs. Le sujet normal fléchit les genoux lorsqu'il penche la tête en arrière, ce qui permet le maintien de la position du centre de gravité. Le sujet asynergique ne fléchit pas les genoux et tombe en arrière. Récemment, Nashner a montré chez le cérébelleux le dysfonctionnement des réflexes posturaux qui interviennent dans le maintien de l'équilibre, réflexes qui ont perdu leur faculté d'adaptation.
Dans le syndrome néocérébelleux, on note une hypotonie importante qui se met en évidence par un certain nombre de tests (P. Rondot et al., 1979). Ainsi, dans l'épreuve du ballant, des mouvements passifs alternés sont imposés à un segment de membre par l'examinateur. Les oscillations du segment sont beaucoup plus importantes du côté de la lésion cérébelleuse. Dans le test de Steward et Holmes, l'examinateur s'oppose à la flexion de l'avant-bras sur le bras que le sujet est requis de faire puis cesse brusquement cette résistance. L'avant-bras du côté lésé vient heurter de manière violente l'épaule avec la main. Par ailleurs, l'hypotonie est à l'origine de l'aspect pendulaire d […]
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