Attesté en Chine au début de l'ère chrétienne (iiie s.), le cerf-volant n'est pas moins connu en Europe : sur une céramique d'époque romaine (musée de Naples), une jeune femme retient, au bout d'une cordelette, un triangle allongé, forme évidente du cerf-volant. Ce petit appareil, dont l'ossature légère est recouverte d'étoffe ou de papier, se prolonge, à l'arrière, par un dispositif de sustentation : alignement de papillotes nouées sur une ficelle. En son centre de gravité, sur l'épine, le cerf-volant est retenu par une corde qui assure la propulsion, conjointement à la poussée de l'air sur le plan incliné. Jouet apprécié, instrument militaire de signalisation, le cerf-volant, équipé d'une pointe et d'un fil métallique, ce dernier passant dans la corde d'attache, aura permis à Franklin d'identifier la foudre comme phénomène électrique. Inévitablement, et depuis les textes chinois eux-mêmes, le cerf-volant devait suggérer mille extravagances sur les possibilités de l'envol.
