3. Les moyens du C.N.E.S.
Depuis sa création jusqu'à la fin du xxe siècle, le budget du C.N.E.S. n'a cessé de croître, traduisant la volonté des gouvernements successifs de faire de la France l'une des premières nations spatiales mondiales, et d'affirmer à cet égard son rôle moteur en Europe. Le début des années 2000 a vu la montée en puissance de l'Agence spatiale européenne dans la plupart des domaines touchant à l'espace. S'il conserve des programmes à vocation purement nationale, le C.N.E.S. apporte une forte contribution aux programmes européens. Ainsi, en 2005, le budget du C.N.E.S. était de 1 700 millions d'euros, dont 685 au profit de l'E.S.A. Ses effectifs étaient de 2 450 personnes.
Ses moyens techniques et son personnel sont répartis en quatre sites. Hormis le siège, situé à Paris, le C.N.E.S. dispose du Centre spatial de Toulouse (C.S.T.), du Centre spatial guyanais (C.S.G.) et de la Direction des lanceurs (D.L.A.), à Évry, en région parisienne.
Le Centre spatial de Toulouse est chargé des études, du développement et de l'exploitation des systèmes et des moyens spatiaux, à l'exception des moyens de transport spatiaux ; les Centres de lancements de ballons d'Aire-sur-l'Adour et de Gap-Tallard font également partie du C.S.T.
Le Centre spatial guyanais, situé à Kourou, en Guyane, et dont les installations s'étendent le long de la côte atlantique, assure les lancements de satellites avec les lanceurs européens Ariane. Pour cela, il dispose :
– de l'Ensemble de lancement E.L.A.-3, spécifique à Ariane-5, et qui assure la production de certains éléments du lanceur, son assemblage, son contrôle et son lancement ;
– d'Ensembles de préparation de charges utiles mis à la disposition des clients pour la préparation de leurs satellites ;
– d'un centre météorologique ;
– de moyens de localisation optique et radar destinés à contrôler les trajectoires ;
– de stations de réception de télémesure complétées par des stations implantées près de Natal au Brésil, sur l'île d'Ascension et près de Libre […]
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