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CENTRAFRICAINE RÉPUBLIQUE - Actualité (1990-2007)

Tiraillé entre les injonctions de la Banque mondiale, qui exige une réduction des effectifs de la fonction publique, et les protestations des syndicats et des étudiants, le général André Kolingba (au pouvoir depuis le coup d'État de 1981) doit de plus assumer les mauvais résultats de l'économie, touchée par l'effondrement des cours du bois, du café et du coton. Malgré la conclusion, en 1990, avec la Banque mondiale et le F.M.I., d'un troisième plan d'ajustement structurel et le rééchelonnement d'une partie de la dette par le Club de Paris, André Kolingba ne peut empêcher que la contestation sociale ne débouche sur de plus grandes exigences démocratiques. En avril 1991, il promet le multipartisme, mais, devant sa lenteur à définir un calendrier précis, les syndicats et les étudiants demandent la réunion d'une convention nationale et organisent une opération « villes mortes » qui paralyse totalement Bangui les 24 et 25 juin. L'arrestation de nombreux leaders syndicaux entraîne une dégradation du climat social. Le gouvernement légalise peu après trois partis d'opposition et proclame une amnistie partielle.

En 1992, André Kolingba parvient à substituer à la convention national […]

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