7. Langues celtiques
Les langues celtiques constituent l'un des dialectes indo-européens. Elles ne nous sont connues, dans l'Antiquité, que d'une façon partielle et fragmentaire, mais certains rameaux ont survécu jusqu'à nos jours et nous ont transmis une littérature assez importante.
• Celtique ancien ou celtique continental
Dans la zone très vaste qui a été peuplée par les Celtes dans l'Antiquité, seules quelques régions ont connu une épigraphie indigène en langue celtique. Ce sont la Gaule cisalpine et transalpine (gaulois), la Castille (celtibère), et la région des Lacs en Italie du Nord (lépontique). En dehors de ces inscriptions proprement celtiques, on peut rencontrer des éléments onomastiques celtiques dans les inscriptions latines ou grecques : c'est ce dont nous disposons, par exemple, pour les Galates d'Asie Mineure. Les inscriptions celtiques ont utilisé un alphabet d'emprunt, plus ou moins adapté : l'alphabet ibère en Celtibérie (à partir de 300 av. J.-C. env.), l'alphabet étrusque pour le lépontique (au même moment) et les alphabets grec et latin pour le gaulois (du iiie s. av. J.-C. au iiie s. apr. J.-C.).
Ces inscriptions indigènes sont très limitées en nombre et en étendue. Aussi est-il fort difficile de connaître les langues celtiques continentales. On perçoit cependant des archaïsmes dans le celtibère, qui conserve la diphtongue indo-européenne ei, et la labio-vélaire kW. Mais les limites de nos connaissances font que nous ne pouvons interpréter de façon sûre les documents exceptionnellement longs, comme le Bronze celtibère de Botorrita (trouvé en 1971), la Tablette gauloise de Chamalières ou celle de L'Hospitalet du Larzac. L'interprétation de ces documents repose largement sur des hypothèses comparatives, appuyées soit sur les autres dialectes indo-européens, soit sur les langues celtiques insulaires qui, elles, sont beaucoup mieux connues.
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