2. Cellules souches embryonnaires
En ce qui concerne les cellules souches embryonnaires (ES), des travaux se poursuivent depuis le début des années 1980 sur la souris. Certaines ES ont été cultivées pendant plus de dix ans et ont conservé leur aptitude à se différencier.
Des travaux montrent aujourd'hui la possibilité pour des ES de se différencier en cellules somatiques : par exemple, l'injection d'ES dans la moelle épinière d'un rat après une lésion traumatique peut conduire à la reconstitution de la moelle et à la récupération de la motilité. Des essais cliniques chez l'homme ont donné aux États-Unis des résultats encourageants chez des paraplégiques. De la même façon, on a greffé des ES dans le cœur de souris dystrophiques avec succès. Récemment (2007), des chercheurs français du laboratoire pilote I-Stem ont introduit avec succès chez le rat, sur des lésions d'infarctus du myocarde, des cellules ES humaines préparées en culture avec facteur de croissance (BMP2).
En ce qui concerne les cellules souches adultes, des études sont en cours. De même, des cellules souches neurales peuvent non seulement participer à la régénération de certaines structures nerveuses, mais aussi, dans des conditions de culture particulières, se différencier en cellules sanguines, musculaires, hépatiques, cardiaques, etc.
Toutefois, les succès des études sur l'animal ne sont pas nécessairement extrapolables à l'humain chez qui les problèmes sont plus complexes.
Il y a peu de laboratoires qui travaillent sur les cellules souches humaines en France, car la loi de bioéthique (2004) y reste très contraignante.
Des études cliniques sur des patients atteints de maladie de Parkinson ont été effectuées sur environ 200 malades (Suède et États-Unis) depuis dix ans. Elles ont montré que les ES dérivées de fœtus humains peuvent avoir un effet thérapeutique de six à vingt-quatre mois après la transplantation. On a montré récemment que, dix ans après, les cellules neurales transplantées étaient toujours vivantes et produisaient de […]
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