En 1868, Langerhans décrivait dans la peau des cellules hérissées de très nombreux prolongements cytoplasmiques : les cellules dendritiques. Longtemps peu étudiées, elles ont pris une importance croissante en immunologie en raison de leur rôle dans toutes les étapes de l'immunité (J. Banchereau et R. M. Steinman, « Dendritic Cells and the control of immunity », in Nature, 392, pp. 245-252, 1998). Il est maintenant prouvé que ces cellules fonctionnent comme des sentinelles in vivo en optimisant la capture des molécules antigéniques et en migrant vers l'endroit où se trouvent les lymphocytes qui vont reconnaître ces dernières. Elles sont capables de stimuler les lymphocytes qu'ils soient « naïfs » ou « mémoire ». Un très petit nombre de cellules dendritiques est capable de stimuler un grand nombre de lymphocytes. Mais elles contrôlent également le niveau de tolérance au soi en éliminant les cellules autoréactives et en inactivant celles qui ont échappé à cette sélection. Comme on sait désormais parfaitement les purifier et les manipuler in vitro, les cellules dendritiques, si longtemps négligées, sont devenues un acteur essentiel de la recherche sur les réponses immunitai […]
