Toute cellule, qu'elle soit autonome ou qu'elle fasse partie d'un organisme multicellulaire, capte, enregistre et traite une grande masse d'informations. La cellule possède de nombreux récepteurs – des protéines exprimées à sa surface membranaire – qui lui permettent de détecter ces informations extracellulaires codées, entre autres, sous forme d'un signal chimique, électrique ou lumineux. La détection d'une telle information exogène par une cellule-cible va conduire celle-ci à modifier son métabolisme cellulaire. Cette modification passe souvent par le recodage de l'information portée par le messager extracellulaire auquel est donné le nom générique de premier messager. Ce recodage consiste en une modulation, dans le temps et dans l'espace, de la concentration d'un métabolite ou d'un composé chimique intracellulaire qui représente donc un second messager. Le calcium, au même titre que l'AMP cyclique (cf. nucléotides cycliques) ou l'inositol-3-phosphate, est un second messager.
L'eau de mer, comme notre plasma sanguin, contient une quantité de calcium importante, de l'ordre de 1 millimole (mmol). Or […]
