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CÉLIBAT RELIGIEUX

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2.  Le bouddhisme

  Des anciens ascètes de l'Inde au Buddha

Le célibat qui est imposé aux moines mendiants (bhikṣu) du bouddhisme et qui est resté la règle dans la plupart de leurs sectes jusqu'à nos jours s'explique par plusieurs raisons qui apparaissent clairement dans les recueils canoniques anciens.

Lorsque le Buddha commença à enseigner sa doctrine et fonda sa communauté monastique (saṅgha), il existait depuis déjà longtemps dans l'Inde de nombreux groupes d'ascètes analogues. Réunis autour d'un maître qui les instruisait et les conseillait, ces hommes vivaient de façon fort austère, en observant notamment une abstinence sexuelle totale. Cette obligation était même si importante que le nom donné à leur genre de vie en général comme à l'étude de la doctrine et des rites qui la justifiaient (brahmacarya, littéralement « conduite religieuse ») avait très souvent le sens restreint mais significatif de « célibat », « chasteté », « abstinence sexuelle ».

Pendant plusieurs années, les adolescents mâles des hautes castes devaient se soumettre à cette existence ascétique en apprenant les textes védiques et les pratiques rituelles enseignés par un maître brahmane, qu'ils servaient en retour comme de simples domestiques. D'autres hommes, souvent plus âgés et d'origine sociale plus variée, menaient par choix une vie analogue auprès d'un maître dont la doctrine était généralement assez éloignée de l'orthodoxie brahmanique et qui n'appartenait pas lui-même à la caste des brahmanes. C'est à ce dernier type de société religieuse que se rattache la communauté monastique du bouddhisme.

S'il emprunta le célibat et bien d'autres règles de discipline aux autres groupes d'ascètes pour les imposer à ses propres moines, le Buddha ne le fit jamais par un simple esprit de routine ni par respect d'une tradition déjà ancienne. Comme le prouvent abondamment les énormes codes de discipline bouddhique (Vinaya-piṭaka), les très nombreuses règles définies par ces derniers furent choisies et édictées par le Bienheureux et ses successeurs à cause de leur seul intérêt pratique. Elles ont toutes pour but reconnu de permettre aux moines de progr […]

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