Ébullition d'un liquide sous vide, donc généralement à température ordinaire ; ce vide peut être produit statiquement (par un émetteur d'ultrasons, par exemple) mais plus fréquemment au sein d'un écoulement, notamment dans les circuits hydrauliques, dans les machines hydrauliques (pompes, turbines) et autour des hélices marines. La cavitation prend toujours naissance à partir de « noyaux » ou « germes » qui sont constitués par les occlusions gazeuses au sein du liquide (bulles libres, particules gazeuses accrochées à des impuretés solides en suspension, ou piégées dans les anfractuosités de parois solides).
Quand un liquide contient des bulles relativement grosses et en quantité suffisante, le seuil de cavitation est très voisin de la tension de vapeur d'eau. Il est en revanche beaucoup plus petit si l'on prend des précautions particulières pour éliminer les bulles (des pressions négatives de 300 bars ont pu être expérimentalement obtenues sans cavitation).
Une fois formée, la cavitation se développe en prenant des formes variées, plus ou moins structurées, selon les conditions rencontrées : bulles isolées ou coalescentes (nuages), lames relativement lisses, […]
