6. L'avenir de la cavalerie
Néanmoins, le rôle de la cavalerie devient trop épisodique, en Occident, pour justifier sa conservation. D'ailleurs, l'élevage est axé maintenant sur les courses et le sport ; habitués au tracteur, les paysans ne savent plus soigner les chevaux ; maréchaux-ferrants, bourreliers, selliers disparaissent...
En revanche, des marais du Pripet jusqu'en Mandchourie, des unités de cavalerie, montées sur animaux rustiques et dotées d'une grande puissance de feu, ravitaillées par héliportage ou parachutage, sont encore susceptibles d'assurer, à travers une nature difficile, des missions de surveillance, d'infiltration et d'occupation.
À moins d'une destruction totale, et bien improbable, de la civilisation mécanique, l'âge de la cavalerie, entrée dans l'histoire il y a quatre mille ans, touche à sa fin.
Animal noble, le cheval a transformé le monde en prêtant à l'homme sa vitesse ; s'il a étendu la guerre, il a ensuite contribué à la « sublimer », quand l'Occident prend le relais des cavaliers d'Asie et ne conserve d'eux que la bravoure. La chevalerie transmet ses idéaux, « dans la foulée », à la cavalerie. Expression de l'âme impériale des peuples, arme brillante de l'initiative et de l'audace, après les patiences du dressage, du manège, du service en campagne, ses qualités se résument dans l'« esprit cavalier », qui subsiste après la relève du cheval par le moteur : « cavalerie blindée », « cavalerie légère blindée »... Aux États-Unis, la 1re division de cavalerie est héliportée...
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