Inflammation d'une muqueuse et écoulement qui s'ensuit. Ce terme a disparu du vocabulaire médical, après avoir connu un grand succès et être passé dans la langue commune, dès le xve siècle, sous la forme caterre, et après avoir donné les deux adjectifs catarrheux et catarrhal. Doublet étymologique de « rhume » et de « rhumatisme », il signifiait donc écoulement, flux. Selon les tenants de la théorie des humeurs, le catarrhe nasal était un flux humoral d'humeur peccante qui s'écoulait par le nez et provenait du cerveau. Au xixe siècle, cette curieuse étiologie étant enfin abandonnée, « catarrhe » devint un terme général pour énoncer toute espèce d'inflammation muqueuse, précisée par une épithète. Ainsi la coqueluche, l'angine, l'entérite, la rhinite, la conjonctivite, l'otite, la bronchite, l'urétrite, la leucorrhée et la cystite étaient appelées (à condition qu'il y eût écoulement) catarrhes, qualifiés respectivement de convulsif, guttural, intestinal, nasal, oculaire, de l'oreille, pulmonaire, urétral, vaginal ou vésical. Au début du siècle, on appelait encore la bronchite capillaire (ou broncho-pneumonie suraiguë) catarrhe suffocant.
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