2. Les Casuarinales
Les Casuarinales, monoïques ou dioïques, ont toutes un port équisétiforme. Le nombre des feuilles composant les verticilles est variable (de quatre à vingt), ainsi que celui des étamines. Un tissu sporogène toujours abondant (jusqu'à 700 cellules) se différencie dans l'ovule et la chalazogamie est constante. Des cas d'hybridation et de polyploïdie ont été observés.
• Répartition
J. Poisson distingue deux sections de Casuarina, en fonction de la morphologie des rameaux : les Cryptostomes, aux stomates cachés dans les sillons, et les Gymnostomes, aux stomates découverts situés sur le bord des crêtes. Selon J. de Cordemoy, le type Gymnostome serait le résultat de l'adaptation du type primitif Cryptostome australien, xérophile, à des conditions climatiques humides.
L'Australie constituerait le foyer de dispersion des Casuarina. Très répandus, ils y sont appelés oaks car leur bois, comme celui des chênes, présente en section transversale de larges rayons médullaires. Des cônes femelles, tombés d'arbres vivant dans les sables littoraux australiens, auraient ensuite été transportés par les courants marins jusqu'aux rivages éloignés des îles Seychelles, de l'Afrique orientale et de Madagascar. Au cours de ce périple, la protection des graines aurait été assurée par la cupule imperméable qui enveloppe l'ovaire et qui s'ouvre seulement sous l'effet de la sécheresse. Les Casuarina vivent également en Polynésie et dans l'archipel indien.
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