Bien que la hantise de la castration ait laissé son empreinte sur la Traumdeutung (L'Interprétation des rêves), la notion n'en a été dégagée par Freud qu'à une époque tardive, dans le contexte initial de l'homosexualité et de la phobie infantile. S'agit-il d'abord du garçon, c'est de la sexualité de la mère qu'émane la question qui se pose à lui dans sa troisième année : particulièrement intéressé par son appendice pénien en vertu des sensations qu'il y éprouve et en obtient, et par ailleurs dévoré de curiosité au sujet de l'origine des enfants, il ne reconnaît cependant d'existence qu'à un sexe, à savoir le sexe mâle. Aussi bien ne saurait-il admettre chez sa mère une absence de pénis qui n'équivaille pour lui-même au risque de sa disparition. Persiste-t-il dans cette conviction, il pourra la prolonger, adulte, dans un investissement homosexuel. L'abandonne-t-il précocement, il s'expose, enfant, à l'angoisse.
La mutilation ainsi entrevue comme possible en rétroaction de la sexualité féminine ne sera cependant redoutée dans son éventualité qu'au titre de châtiment. De là l'étroite solidarité de la menace de castration avec la structure œdipienne, et l'iss […]
