Encyclopædia Universalis, le portail de la connaissance
Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire

FRIEDRICH CASPAR DAVID (1774-1840)

Deux Hommes contemplant la lune, C. D. Friedrich

Formé à l'Académie des beaux-arts de Copenhague, où il étudie de 1794 à 1798, ce peintre allemand fut surtout un autodidacte. En 1798, il s'installe à Dresde, où il devient membre d'un cercle qui comprenait le peintre Philipp Otto Runge et les écrivains Tieck, Novalis, Jean-Paul, les Schlegel. Ses aquarelles exposées à Weimar en 1805 lui valent l'approbation de Goethe. Dans sa première grande peinture à l'huile, La Croix dans la montagne (Le Retable de Tetschen, env. 1807), on trouve les thèmes familiers à l'artiste : la solitude, le mystère ; elle constitue une tentative pour remplacer le symbolisme traditionnel de la peinture religieuse par un symbolisme inspiré de la nature, les côtes de la Baltique, l'île de Rügen, les montagnes du Harz. D'autres œuvres, telles que l'Épave prise dans les glaces (1824, Kunsthalle, Hambourg), dénoncent son fatalisme et son obsession de la mort. Après lui avoir rendu visite, le sculpteur David d'Angers notait : « Voilà un homme qui a découvert la tragédie du paysage. » Il échange de nombreuses lettres avec Carus sur ce thème du paysage (dont une sélection a été publiée en 1983 par M. Brion). Friedrich ne fut pas, de son vivant, un artiste méconnu : en 1817, il devient membre de l'Académie de Dresde ; les milieux romantiques l'admirent, il a de nombreux et illustres amis comme le peintre norvégien Dahl, qui vit à Dresde, mais il mène une existence solitaire. Puis son œuvre est oubliée, et il faut attendre le xxe siècle pour que Friedrich devienne l'un des artistes les plus populaires d'Allemagne et qu'une exposition lui soit consacrée à Paris (Centre culturel du Marais, 1984).

On comprend que le Retable de Tetschen, commandé par le comte Franz Anton von Thum-Hohenstein pour sa chapelle privée, ait choqué. Friedrich, pour le défendre, en a donné une interprétation symbolique précise. Helmut Börsch-Supan (catalogue de l'exposition Caspar David Friedrich, Tate Gallery, Londres, 1972 ; et catalogue raisonné de l'œuvre) a mis au point une méthod […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« FRIEDRICH CASPAR DAVID (1774-1840) » est également traité dans :

MATIN SUR LE RIESENGEBIRGE (C. D. Friedrich)

Écrit par :  Barthélémy JOBERT

À l'exception de quelques portraits, et de quelques tableaux où les figures prennent le pas sur leur environnement, Caspar David Friedrich (1774-1840), contrairement à son contemporain Philipp Otto Runge, n'a exécuté que des paysages. Il les charge toutefois d'une signification nouvelle pour son époque, tout en manifestant les qualités techniques… Lire la suite
CASPAR DAVID FRIEDRICH ET LE PAYSAGE - (repères chronologiques)

Écrit par :  Barthélémy JOBERT

Élève à l'Académie de Copenhague, Friedrich exécute ses premières œuvres importantes, une série d'aquarelles représentant des vues de parcs de la ville ou de ses environs, qui dénote son goût précoce pour la peinture de paysage et pour l'émotion procurée par la nature, même modifiée par l'homme. Friedrich s'oriente vers la carrière de paysagiste :… Lire la suite
L'ÂGE D'OR DU ROMANTISME ALLEMAND (exposition)

Écrit par :  Jean-François POIRIER

…  a dressé en 1806 l'acte de dissolution. Et c'est aux confins de l'extrême mélancolie que se situe* Chouette au bord d'une tombe, un dessin exécuté par Caspar David Friedrich vers 1834-1837. Politique, cette souffrance de l'artiste ? Oui, elle n'est que le versant individuel d'une catastrophe collective qu'avait figurée le plus connu des… Lire la suite
ROMANTISME

Écrit par :  Henri PEYREHenri ZERNER

Dans le chapitre "Le paysage"  : …  était bien moins solidement établie. En Allemagne, la personnalité la plus marquante est celle de *Caspar David Friedrich (1774-1840) qui, dès les premières années du xixe siècle, a donné au romantisme une forme picturale entièrement originale. Des aphorismes attestent le romantisme de sa pensée : « Le peintre ne doit pas… Lire la suite

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Deux Hommes contemplant la lune, C. D. Friedrich Voyageur contemplant une mer de nuages, C. D. Friedrich Moine au bord de la mer, C. D. Friedrich L'Arbre aux corbeaux, C. D. Friedrich Trois Âges de la vie (ou Les Trois Âges de l'homme), C. D. Friedrich La Fenêtre de l'atelier, C. D. Friedrich

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média