3. Biologie florale
La fécondation se fait par l'intermédiaire d'insectes, soit des diptères qui pollinisent les fleurs petites, sans parfum mais à nectaires apparents des Alsinoïdées, soit des lépidoptères qui fréquentent les fleurs odorantes et voyantes des Silénoïdées. Parmi celles-ci, les fleurs blanches seraient visitées par des papillons de nuit alors que les fleurs rouges le seraient par des papillons diurnes.
Ainsi les fleurs de Silene dioica (Melandryum dioicum) s'épanouissent à la tombée de la nuit en émettant de suaves parfums qui attirent des papillons, des faux-bourdons, des mouches. Silene alba (Melandryum album) est pollinisé par le sphinx tête-de-mort. Quant au Silene nutans, il porte des fleurs penchées sur des tiges visqueuses. Pendant le jour, ces fleurs semblent fanées, au crépuscule, la fleur se défripe, se redresse, émet un parfum ; les étamines libèrent leur pollen qui est transporté par des papillons de nuit sur d'autres fleurs. Ce phénomène d'ouverture et de fermeture se répète trois nuits de suite. Les fleurs d'œillet (Dianthus) sont également visitées, mais par des papillons de jour.
L'autofécondation existe chez diverses espèces (Stellaria media par exemple). Chez Saponaria ocymoides, les insectes visiteurs, souvent des mouches, transportent le pollen de fleur à fleur d'un même individu si bien que, malgré la dichogamie (maturité des organes sexuels à des époques différentes, les fleurs sont protandres), il y a autofécondation (geitonogamie, autrement dit croisement entre fleurs d'un même individu). Quant à la cleistogamie, elle a été observée dans les genres Stellaria et Polycarpon.
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