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CARMEL

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2.  La singularité d'une vocation

La note dominante du Carmel est l'amour. Un amour résultant d'une constante présence à la Présence divine. Carmes et Carmélites sont les héritiers de leur père Élie, dont il est dit : « Alors le prophète Élie se leva comme un feu / Sa parole brûlait comme une torche » (Siracide, xlviii, 1). Ainsi la vocation carmélitaine consiste à provoquer une orientation affective et à la maintenir par la prière dans le cœur des hommes. Mis à part quelques monastères, tel celui du Reposoir (Cluses), les carmels se situent dans les villes et non dans des lieux écartés comme les couvents des Chartreux et des Cisterciens, qui préfèrent les sites sauvages, les rochers, les montagnes, les vallées et les îles. Aucune architecture précise n'indique l'emplacement d'un carmel, dont la chapelle est toujours accessible aux passants. Parmi les ordres contemplatifs, les Carmes se situent à part. Ils sont voués au silence, tout en se tenant au courant des événements extérieurs ; ils ignorent la beauté des espaces calmes éloignés des habitations. Pour eux, le désert se réalise intérieurement. Les Carmélites ont eu, durant longtemps, une activité missionnaire, qu'elles conservent encore grâce à leurs relations épistolaires avec des religieux évangélisant des contrées lointaines. Ces derniers confient leur solitude à l'affectueuse compassion de ces femmes dont la vie austère stimule leurs efforts et soutient leur esseulement. Aujourd'hui, les Carmes sont peu nombreux. Ils se divisent en France entre deux provinces : Avignon et Aquitaine (trois centres) et Paris (quatre centres). En revanche, on trouve en France cent seize monastères de Carmélites.

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ACARIE BARBE (1566-1618)

Écrit par :  Jean-Robert ARMOGATHE

… *Spirituelle française, originaire d'une grande famille de bourgeois parisiens, Barbe Avrillot, mariée à seize ans à Pierre Acarie, conseiller du roi et adhérent de la Ligue, fut mère de six enfants et mena une vie de piété et de dévotion qui fit de son hôtel de la rue des Juifs, à Paris, un centre du renouveau mystique : elle y reçut Benoît de… Lire la suite
BÉRULLE PIERRE DE (1575-1629)

Écrit par :  Jean DELUMEAU

Dans le chapitre "Un homme d'action"  : …  avec les protestants et fut à ce titre remarqué par Henri IV. Introducteur, avec Mme Acarie, des *Carmélites en France (en 1604), il lui fallut, au prix de cinq mois de négociations, obtenir de l'Espagne quelques-unes des meilleures religieuses formées par Thérèse d'Avila. Certes, le succès couronna l'entreprise. À la mort de Bérulle, la France… Lire la suite
CARMES DÉCHAUX

Écrit par :  André DUVAL

… *Branche masculine de la réforme du Carmel qu'a inaugurée sainte Thérèse d'Ávila. En 1568, Jean de la Croix et Antoine de Jésus commencent à vivre, dans le hameau de Duruelo, selon la règle primitive du Carmel telle qu'elle était pratiquée depuis 1562 au nouveau monastère féminin de Saint-Joseph, à Ávila. La descalcez (c'est-à-dire aller… Lire la suite
JEAN DE LA CROIX (1542-1591)

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Dans le chapitre "« Le Docteur mystique »"  : …  il rencontra Thérèse d'Ávila qui l'avait intéressé à son projet de fonder une branche masculine de *Carmel réformé analogue à celle qu'elle venait d'organiser pour les religieuses. En 1568, prenant le nom de Jean de la Croix, il fit partie du premier monastère réformé de Duruelo, où il s'imposa bientôt comme un des piliers du nouveau type de vie… Lire la suite
SORETH JEAN (1394-1471)

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THÉRÈSE D'ÁVILA (1515-1582)

Écrit par :  Pierre SÉROUET

Dans le chapitre "La réformatrice"  : …  plus dans le dessein d'assurer son salut personnel que par pur amour de Dieu ou par zèle des âmes. *Entre les diverses maisons religieuses d'Ávila, elle choisit le Carmel, où elle avait une parente. Son père s'opposa à sa vocation et Thérèse dut s'enfuir de la maison paternelle. Elle entra au Carmel de l'Incarnation le 2 novembre 1536 et y prononça… Lire la suite
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