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PÉREZ CARLOS ANDRÉS (1922-2010)

Carlos Andrés Pérez fut le président du Venezuela de 1974 à 1979, puis de 1989 à 1993.

Né le 27 octobre 1922 à Rubio (État du Táchira), Carlos Andrés Pérez Rodríguez débute sa carrière politique au sein du parti libéral Action démocratique (A.D.), dirigé par Rómulo Betancourt. Lorsque ce dernier prend le pouvoir à la tête de la junte qui chasse le président Isaías Medina Angarita en octobre 1945, Carlos Andrés Pérez devient son secrétaire. À la suite d'un coup d'État fomenté par la droite, il est contraint, avec plusieurs autres leaders du parti, de s'exiler jusqu'à la chute du dictateur Marcos Pérez Jiménez en 1958. Il occupe alors plusieurs postes importants au sein du gouvernement et du parti (notamment le ministère de l'Intérieur en 1962). Soutenu par Betancourt, il remporte largement le scrutin présidentiel de décembre 1973. Mais, dans le contexte du boom pétrolier, il doit affronter le problème des concessions privées étrangères et réorienter la politique d'investissement afin que cette ressource représente une manne financière pour l'État. En janvier 1976, il nationalise le secteur pétrolier en créant l'entreprise Petróleos de Venezuela S.A., tout en conservant le personnel étranger chargé des opérations techniques et de la direction pour garantir une exploitation efficace des gisements. Pérez ordonne également un ralentissement de la production afin de préserver les réserves du pays, prend des mesures de relance du commerce et de l'agriculture, et investit les pétrodollars dans des centrales hydroélectriques, des programmes d'éducation et des usines sidérurgiques. Tout en maintenant des relations amicales avec les États-Unis, il prend ses distances notamment en soutenant le Panamá lorsque celui-ci revendique le contrôle de la Zone du canal et en rétablissant une diplomatie active avec Cuba (interrompue depuis 1961).

Conformément à la législation, Pérez ne peut se représenter que dix ans après la fin de son premier mandat. Ainsi, en 1989, il revient à la tête du pays. Son second mandat est marqué par l'instauration de mesures extrêmement libérales. Ce programme de choc destiné à relancer l'économie, en faillite, est toutefois mal accepté par la population, qui subit de plein fouet la hausse des prix. Les émeutes du 27 février 1989, quelques semaines après l'investiture du président, sont violemment réprimées (Caracazo). Pérez survit à deux tentatives de coup d'État militaire en février et en novembre 1992 – la première dirigée par Hugo Chávez. Accusé de détournement de fonds publics, il est suspendu, puis destitué par le Congrès en août de l'année suivante. Il est incarcéré en mai 1994 et condamné, deux ans plus tard, à vingt-six mois de détention. En 1998, alors qu'il est placé en résidence surveillée, il est élu député du département de Táchira, bloquant ainsi la procédure judiciaire à son encontre. 

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Écrit par :  Virginie BABY-COLLINVéronique HÉBRARD

Dans le chapitre "Le retour de la démocratie et l'installation des civils au pouvoir (1958-1973)"  : …  en 1971, qui vise à restreindre les concessions aux compagnies privées en prévision de la reprise en main par l'État des actifs pétroliers. Très vite, toutefois, les partis se consacrent à la préparation de l'élection présidentielle de 1973, dont les résultats marquent la fin du premier cycle démocratique avec l'élection de *Carlos Andrés Pérez… Lire la suite
VENEZUELA - Chronologie (1990-2008)

Écrit par :  Universalis

…  qui n'épargne pas l'armée. une nouvelle tentative de coup d'État militaire fait deux cents morts. * la Cour suprême ouvre une action judiciaire contre le président Carlos Andrés Pérez, social-démocrate, au sujet d'un détournement de fonds publics d'un montant de 17 millions de dollars. Le 21, le Sénat, dominé par l'opposition, vote sa suspension.… Lire la suite

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