2. Classement des canyons sous-marins
Dans leurs premiers essais, F. P. Shepard et Philip H. Kuenen avaient proposé une classification morphologique des vallées sous-marines. C'est ainsi qu'à côté des canyons à parois abruptes et profil transversal en V ils rangeaient également les rifts de dorsale (vallée de rift, disait-on), les vallées glaciaires de plateau, les vallées de glacis et les chenaux abyssaux.
Dans notre classement, nous ne prendrons en considération que les vallées majeures creusées dans les marges continentales jusqu'au pied des pentes. On pourrait, en premier lieu, proposer une classification fondée sur la dynamique sédimentaire et l'évolution des canyons. Elle comprendrait deux grandes divisions : d'une part, les canyons actifs, caractérisés par des remaniements gravitaires importants et une sédimentation instable dans les têtes ; d'autre part, les canyons rendus inactifs par la remontée du niveau marin. On lui préfèrera cependant, en l'état de nos connaissances, un classement génétique.
• Les canyons méditerranéens creusés en milieu aérien
Les formes majeures ont été acquises ou accentuées pendant l'assèchement messinien du bassin (entre 6,5 et 5 Ma). Leur évolution postérieure résulte exclusivement de facteurs sous-marins. Notons cependant que, selon certains chercheurs, il existerait aussi en Méditerranée des canyons sous-marins plus récents creusés en milieu subaquatique.
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