Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

CANDOMBLÉ

Page précédente Page suivante

3.  Les rites initiatiques

L'axé n'est pas cependant le privilège exclusif des dieux ; les hommes peuvent l'acquérir par une initiation progressive dont le premier degré est le « lavage du collier ». Cette consécration a lieu sur la pierre de l'orixá, et la tête du destinataire sera lavée avec les mêmes eaux. Elle établit aussi un lien entre celui-ci et le terreiro. Le possesseur du collier sera dès lors soumis à des obligations et à des interdits, dont le nombre ira croissant à chaque degré de l'initiation. La deuxième étape est le bori, cérémonie à l'issue de laquelle le postulant est considéré comme abiá (novice) et qui constitue une régénération périodique de l'axé. La troisième, l'initiation proprement dite, s'étend sur une longue période de claustration dans une pièce du temple, au cours de laquelle s'effectue l'assimilation, quasi inconsciente, des valeurs sacrées. La « fixation du dieu » est la cérémonie la plus importante. La tête de la novice ou du novice (iaô) est rasée ; une incision est pratiquée, où l'on place une substance au pouvoir magique élevé, l'Oxu. Puis l'iaô est présenté au public et énonce son nouveau nom. Les vêtements et accessoires qui ont servi durant l'initiation sont jetés dans un endroit isolé (rivière, plage). Les fils ou filles de saint passent alors par une période de semi-inconscience, l'erê. Le long apprentissage initiatique est comme une confrontation progressive avec les diverses facettes de l'altérité. L'entité maîtresse de la tête sera-t-elle perçue comme quelque chose de totalement étranger ou comme le modèle d'une personnalité consciemment assumée ? Il n'y a qu'une réponse possible à cette question. Quant à l'impressionnante cérémonie de l'axéxé après la mort d'une desservante, elle vise à réincorporer l'axé de la défunte dans le potentiel collectif.

Suspectés, interdits, décriés et enfin folklorisés, le candomblé et les cultes qui en dérivent imprègnent profondément le tissu social brésilien et pas seulement les couches populaires. L'umbanda, par exemple, semble circuler dans les espaces interstitiels des divers sous-systèmes culturels, jusqu'à s'approprier les discours dominants.

 […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 3 pages…Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« CANDOMBLÉ » est également traité dans :

AMÉRIQUE LATINE - Les religions afro-américaines

Écrit par :  Roger BASTIDE

Dans le chapitre "Variété des cultes"  : …  Dame des Navigateurs...). Ils sont adorés – dans des lieux de culte appelés, suivant les régions, *candomblés, xangô ou batuques – par des confréries, surtout féminines, dans lesquelles on entre par un rituel d'initiation, identique, en plus ramassé dans le temps, à celui qui est pratiqué au Bénin et au Nigeria… Lire la suite
VERGER PIERRE (1902-1996)

Écrit par :  Rubens RICUPERO

…  originaires du golfe du Bénin. Il est présenté à cette époque à Senhora, grande prêtresse du *candomblé (la religion yoruba) qui le consacre au dieu du Tonnerre, Shango, en le ceignant d'un collier rouge et blanc, les couleurs distinctives du dieu. Lors d'un voyage au Dahomey (devenu depuis le Bénin) et au Nigeria en 1949, il découvre à… Lire la suite

Retour en haut

Média

Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Candomblé

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média