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CANDOMBLÉ

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Candomblé

Les premiers esclaves noirs arrivèrent au Brésil en 1538, venant de Guinée. Au xviiie siècle, il en vint surtout de l'Angola et du Congo, puis, jusque dans la première moitié du xixe, affluèrent Dahoméens et Nagôs qui se concentrèrent dans la région de Bahia. Cette multitude d'éléments iorubá, egbá, ijexá et kêto explique l'importance du contingent nagô, qui a été déterminant pour l'évolution des cultes d'origine africaine au Brésil. Chacune de ces ethnies apportait sa conception du monde, sa religion, fragmentations d'une métaphysique très ancienne faite de croyances communes en un Dieu créateur et ordonnateur, en un panthéon de dieux administrateurs de cette création et en la dualité du monde, partagé entre le matériel et le spirituel. À cet ensemble se superposaient parfois des éléments islamiques.

1.  Un syncrétisme récent

Les différents groupes se cristallisèrent en « nations », dont l'administration de la colonie et les propriétaires terriens encourageaient la rivalité et dont les fêtes étaient perçues comme des manifestations profanes. Le baptême catholique était imposé à tous et, dans les villes, l'Église organisait des confréries de Noirs, ce qui permit de reconstituer des groupes ayant la même origine africaine. Ceux-ci, dont la langue et les coutumes étaient ignorées des prêtres, célébraient, à l'insu de ces derniers, des cérémonies où ils invoquaient leurs dieux sous les vocables de saints du calendrier chrétien, développant ainsi un syncrétisme sans doute plus formel que réel. Dans le Nord et le Nord-Est, l'intégration d'éléments amérindiens, les esprits des « caboclos », engendra le « candomblé de caboclo ». Dans les régions à dominante bantoue, et plus particulièrement dans le Sud-Est, se développa le candomblé d'Angola ou du Congo et la macumba. Cette dernière s'intégra à l'umbanda, dans laquelle coexistent des éléments africains, indigènes, catholiques, spirites et occultistes. Né au sein des classes moyennes au début du xxe siècle, à Rio de Janeiro, ce mouvement s' […]

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AMÉRIQUE LATINE - Les religions afro-américaines

Écrit par :  Roger BASTIDE

Dans le chapitre "Variété des cultes"  : …  Dame des Navigateurs...). Ils sont adorés – dans des lieux de culte appelés, suivant les régions, *candomblés, xangô ou batuques – par des confréries, surtout féminines, dans lesquelles on entre par un rituel d'initiation, identique, en plus ramassé dans le temps, à celui qui est pratiqué au Bénin et au Nigeria… Lire la suite
VERGER PIERRE (1902-1996)

Écrit par :  Rubens RICUPERO

…  originaires du golfe du Bénin. Il est présenté à cette époque à Senhora, grande prêtresse du *candomblé (la religion yoruba) qui le consacre au dieu du Tonnerre, Shango, en le ceignant d'un collier rouge et blanc, les couleurs distinctives du dieu. Lors d'un voyage au Dahomey (devenu depuis le Bénin) et au Nigeria en 1949, il découvre à… Lire la suite

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