Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

CLAUDEL CAMILLE (1864-1943)

Page précédente Page suivante

2.  L'atelier de Rodin

Selon son premier biographe, Mathias Morhardt, l'artiste travaille dans l'enthousiasme et Alfred Boucher vient corriger ses travaux. Ayant obtenu le prix du Salon, il part pour Florence durant l'été 1882 et demande alors à Rodin de le remplacer. Camille Claudel lui montre deux œuvres achevées : un buste de vieille femme, La Vieille Hélène (1882, collection particulière) et celui de son jeune frère Paul Claudel enfant (1881-1882, Châteauroux, musée Bertrand). Rodin reconnaît alors le talent et la maîtrise de la jeune artiste et l'admet comme praticienne dans son atelier en novembre 1885.

Suivent alors pour Camille Claudel d'autres portraits, tant sculptés que dessinés, de ses proches : son frère en Jeune Romain (1884), sa sœur Louise de Massary (1886), son beau-frère, ou Rodin lui-même (1892). Avec énergie, elle fait jaillir muscles et reliefs d'un visage, met en lumière la personnalité et le caractère de ses modèles.

Ce sont des années de collaboration, d'échange et de fusion avec Rodin tant sur le plan artistique que sur le plan sentimental. En effet, en 1886, Rodin est tellement engagé dans sa passion avec Camille Claudel qu'il n'hésite pas à signer une sorte de contrat dans lequel, après s'être engagé à ne plus avoir d'autre élève qu'elle, il affirme « Mlle Camille sera ma femme ».

Malgré son propre style, fait du respect de l'anatomie lié aux règles de la représentation, la production de Camille Claudel durant ces années reste assez proche de celle de Rodin, comme en attestent des œuvres telles que la Femme accroupie (1884-1885) ou le buste de la Femme aux yeux clos (1885). Au côté de Rodin, elle développe une recherche qui se distingue parfois difficilement de celle du maître. À cette date, elle s'est vu confier par Rodin, pour le Monument des Bourgeois de Calais (1889-1895), les études de mains et de pieds. C'est alors qu'elle crée et expose Giganti (1885), buste d'un modèle de Rodin, qu'elle utilisera aussi pour Sakountala (1886-1888) et pour L'Homme penché (1886). D'un naturalisme expressif, ce visage aux traits accentués présente des qualités qui ont conduit à y voir la main d […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 3 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« CLAUDEL CAMILLE (1864-1943) » est également traité dans :

CORRESPONDANCE DE CAMILLE CLAUDEL

Écrit par :  Thierry DUFRÊNE

Depuis les années 1980, l'étoile de Camille Claudel (1864-1943) n'a cessé de monter. Une rétrospective, en 1984, au musée Rodin à Paris et au musée Sainte-Croix de Poitiers, puis la publication du catalogue raisonné de son œuvre par Anne Rivière et Bruno Gaudichon, en 2001, ont beaucoup fait pour la connaissance de son art. Il restait à mieux… Lire la suite
SAKOUNTALA (M.-C. Pietragalla)

Écrit par :  Odile COUGOULE

…  Pietragalla pour le Ballet national de Marseille, évoque, dans une grande fresque spectaculaire, *la vie et l'œuvre de Camille Claudel (1864-1943). Associant la danse, les arts du cirque et le théâtre, cette création s'inscrit dans une démarche contemporaine prenant en compte la complémentarité des disciplines artistiques. Dans cet esprit, l'… Lire la suite

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Camille Claudel, A. Rodin Monument aux bourgeois de Calais, A. Rodin Monument aux bourgeois de Calais, A. Rodin

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média