Le président Paul Biya procède le 30 juin 2009 à un remaniement gouvernemental attendu de longue date. Il nomme Premier ministre l'avocat Philémon Yang, membre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais au pouvoir. Yang, comme son prédécesseur, Ephraïm Inoni, est originaire d'une région anglophone du pays.
Les entraves aux droits de l'homme au Cameroun ont continué de faire la une des journaux. Le 9 janvier, Reporters sans frontières proteste fortement contre la condamnation à trois ans de prison ferme de Lewis Medjo, directeur de la publication d'un hebdomadaire d'opposition. Incarcéré depuis septembre 2008, Medjo a été reconnu coupable en janvier d'avoir « propagé de fausses informations ». Amnesty International publie le 29 janvier un rapport qui accuse le gouvernement d'avoir violé à plusieurs reprises les droits de l'homme, notamment lors de ses tentatives pour museler l'opposition politique. L'organisation déclare par ailleurs que l'État fait preuve d'une violence extrême envers les prisonniers. Le 12 août, la commission des droits de l'homme du gouvernement camerounais elle-même rend un rapport accablant sur les conditions d'incarcération : plus de vingt-trois mille personnes, dont un grand nombre attendent un procès, sont enfermées dans des locaux ne pouvant en théorie accueillir plus de seize mille détenus.
Le 19 mars, au cours de la première étape de son voyage d'une semaine en Afrique, le pape Benoît XVI célèbre une messe devant soixante mille fidèles dans le stade de football de Yaoundé.
Nancy Ellen LAWLER
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