Avec son frère Paul, Jules Cambon appartient à la grande époque diplomatique. Conciliateurs, intelligents, mondains dans le monde d'alors, la guerre est le dernier recours de leur adresse. Paul a été chef de cabinet de Ferry (1870), préfet du Nord puis résident général en Tunisie (1885), ambassadeur à Madrid et à Constantinople, enfin à Londres en 1898. Il y demeure jusqu'en 1920. Artisan efficace de l'Entente cordiale avec l'Angleterre (1903-1904), Paul Cambon a été un des modèles de la brillante école diplomatique de la IIIe République.
