3. Informatique
La Seconde Guerre mondiale donne naissance à l'informatique. Les avancées de l'électronique (tubes, puis semiconducteurs) permettent de construire des machines, les calculateurs électroniques, pour traduire le mot anglais computers, ou ordinateurs, qui réalisent des calculs répétitifs à un rythme grandement supérieur à celui de l'homme. Ces ordinateurs opèrent, au niveau élémentaire, sur des quantités binaires (présence ou absence de courant). Leur architecture est, de nos jours encore, conçue grâce à une algèbre spécifique proposée vers 1850 par George Boole afin de formaliser les lois de la pensée.
À partir des années 1950, les ordinateurs sont appliqués aux traitement d'informations de nature non numérique très variées. Le terme d'informatique proposé vers 1960 traduit bien cette symbiose. La science informatique qui prend forme à cette période élaborera notamment des langages de programmation ainsi que l'algorithmique.
Un programme est l'expression, interprétable par une machine, d'une méthode systématique de résolution d'un problème déterminé (comme trier un ensemble, résoudre numériquement une équation). Une telle expression doit être rédigée dans une langue rigidement codifiée, un langage de programmation. Un langage de programmation répond ainsi au double objectif d'être traduisible dans le langage binaire de la machine et d'être adapté à la transcription d'algorithmes conçus par l'homme. Il offre des constructions standardisées, telles que la composition, le test logique, et la répétition ou l'itération, ainsi que la décomposition d'une tâche en procédures plus simples, susceptibles de se contrôler mutuellement.
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