2. Différents types
• Calcaires d'origine organique
Les calcaires d'origine organique résultent de la construction de récifs ou de dalles par des Polypiers, des Rudistes, des Algues ou de l'accumulation de coquilles et de tests remaniés après la mort.
Calcaires construits ou biogéniques
Ces calcaires peuvent être massifs, non lités, semblables à la partie vivante d'un atoll : ce sont alors des biohermes. Ils sont en saillie par rapport aux dépôts du même âge. L'érosion plio-quaternaire peut les mettre à nouveau en relief s'ils sont plus durs que les roches encaissantes : rochers du Saussois dans le Jurassique supérieur de Bourgogne, partie sud-est du Bois des Roches à Vigny dans le Dano-Montien du bassin de Paris. Si, au contraire, les couches à organismes sont stratifiées, elles constituent un biostrome comme c'est le cas pour la « barre à Rudistes » dans le Crétacé supérieur de Provence.
Les calcaires coralliens résultent de l'activité coloniale de cœlentérés, aboutissant à l'édification de récifs isolés, comme les atolls actuels, ou en ligne continue comme les récifs frangeants et les récifs barrières. Ces calcaires, abondants depuis le Dévonien (calcaires à Stromatopores), permettent la reconstitution paléogéographique des rivages.
Les calcaires à rudistes ont été édifiés par des Lamellibranches pachyodontes groupés en « familles » et non en colonies, et vivant fixés sur le fond à une plus grande distance de la côte que les coraux. Ils atteignent un grand développement au Crétacé, notamment dans le faciès urgonien (Crétacé inférieur, Barrémien, Aptien) et les barres à Rudistes du Coniacien (bordure sud du synclinal du Beausset, Var).
Les calcaires à bryozoaires sont disposés en masses lenticulaires fréquentes dans le calcaire carbonifère d'Angleterre et de Belgique (faciès waulsortien d'âge dinantien).
Les calcaires d'algues sont édifiés à partir du thalle de certaines algues calcaires qui se développent en colonies sur les hauts-fonds marins. On en rencontre depuis le Précambrien (calcaires à stromatolithes) jusqu'à l'époque actuelle. Les calcaires dits « pisolitiques » du bassin de Paris sont formés en réalité par des thalles d'algues rouges (Floridées, groupe des Melobésiées ou Lithothamniées) parmi lesquelles vivait une riche faune de mollusques.
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