Port du Campidano et de la Sardaigne méridionale, chef-lieu de l'île, Cagliari a une morphologie urbaine marquée par quelques phases historiques importantes. S'il ne reste des villes phéniciennes puis romaines que quelques vestiges, le patrimoine hérité des dominations pisane et aragonaise est notable : le Castello, sur une des collines de calcaire miocène du site de Cagliari, vieux quartier ceint de murailles, abritant la cathédrale ; les quartiers en contrebas, au plan en damier serré, s'étendant jusqu'au port. En bordure de ces vieux quartiers et sur le front de mer ont été tracées, à la fin du xixe siècle, de larges avenues, dont le largo Carlo Felice, bientôt bordées des immeubles cossus de banques et de sociétés commerciales. Dans le même temps, à partir de la vieille cité, se créait, le long de la route d'Oristano et de la voie ferrée, un faubourg de petites industries et d'immeubles populaires. La reconstruction, après les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, s'est accompagnée d'un desserrement du tissu urbain, et a provoqué une spéculation immobilière. Cette expansion géographique révèle une croissance démographique rapide, surtout depuis 195 […]
