2. La consommation de chocolat
Le chocolat que l'on consomme correspond à un mélange de cacao et de sucre auquel on peut ajouter, et on le fait de plus en plus, les ingrédients les plus divers : lait, noisettes, nougat, fruits secs, écorces d'agrumes... Il est dégusté sous des formes variées : boisson, tablettes, bouchées, pâtisseries, muffins... La consommation de chocolat, exprimée en kilogrammes par habitant et par an, était en 2002 de : 10,3 en Suisse, 9,8 en Autriche, 8,8 en Irlande, 8,4 au Royaume-Uni, 8,3 en Norvège, 8,2 en Allemagne et au Danemark, 7 en Suède, 6,8 en Belgique, 5,6 en moyenne dans l'Union européenne, 5,3 aux États-Unis, 5 en Finlande, 4,8 en France et 4,5 aux Pays-Bas.
À l'origine boisson des élites sociales dans l'Europe du xviiie siècle, la consommation de chocolat s'est progressivement démocratisée au cours du xixe siècle à la faveur de différentes inventions : mise au point de la technique de séparation du beurre de cacao et du chocolat par le Hollandais Van Houten, fabrication de la première tablette de chocolat par le Britannique Cadbury, introduction de noisettes dans le chocolat par le Suisse Kohler (à partir de 1830), introduction de nougat par le Suisse Tobler (en 1899)... C'est toutefois surtout au xxe siècle que la consommation de chocolat s'est développée : elle a été multipliée par plus de 30 entre 1900 et 2000. En mars 2000, l'Union européenne, premier consommateur et importateur mondial de cacao, est intervenue dans la fabrication du chocolat pour autoriser les fabricants à remplacer partiellement dans leurs produits le beurre de cacao par d'autres matières grasses végétales, malgré les vives protestations des puristes amateurs de chocolat. Cela a permis d'abaisser les coûts de production, mais a aussi réduit la demande de cacao, ce qui a pénalisé les planteurs et les exportateurs.
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